Hérodote, IV
0. Pour les cris modulés des femmes avant le combat, i'. supra, p. 62, n. 4.
(). Ce qui peut s'expliquer suffisamment par la beauté el la fraîcheur des nuits d'été en Afrique.
7. Salluste, Jug., XCVIII, 6 : « Crebris ignibus factis, plerumque noctis barbari more suo laetari, exultare, strepere vocibus. » Voir aussi Corippus, Joh., VIII, 300 et suiv.
à réciter et à écouter des chansons d'amour '. Le rythme pouvait être marqué, soit par des battements de mains, dont l'usage n'a t disparu ni en Berbérie, ni en Espagne, soit par les sons du tambourin. Car les Libyens devaient se servir de cet instrument, que connaissaient les Guanches des Canaries ^ et qui, dès le v'' siècle avant J.-C, s'était répandu chez les nègres de l'Afrique occidentale ^
C'est à un Libyen nomade \ Seirites, que Douris, auteur du début du iif siècle avant notre ère, attribuait l'invention de la flûte, ou plutôt du chalumeau ^: ce Seirites Fauraitfait entendre dans des cérémonies religieuses ^ D'autres textes prouvent la célébrité des flûtes libyques\ Pour les fabriquer, on employait du bois de lotus (jujubier)^, ou de laurier-rose". Ce n'étaient pas seulement les hommes qu'enchantaient les accents aigus de ces flûtes, accompagnés ou non de danses et de chants'"; les chevaux passaient pour y être merveilleusement sensibles ".
Telle était, dans la mesure oii nous pouvons la connaître, —