T. IV, p. 174, n. 13 et
7. Ce nom de peuple, étant devenu un nom de personne, a pu désigner des Carthaginois, comme des indigènes. Une Loubat était fille et arrière-petite-lllle de sufètes : Vassel et Icard, Les inscriptions du temple de Tanit, I, p. 9 (extrait de la Rev. tunis., 1923).
une inscription néopunique * qualifie de « chef de l'armée au pays des Loubim (LWBYM) » un proconsul de la province d'Afrique, la province de Atêûr, des auteurs grecs. Y a-t-il eu là un emprunt aux Grecs ^? ou les Phéniciens ont-il?, dès une époque lointaine, fait usage de ce nom, qu'ils auraient emprunté aux Égyptiens? Comme les Grecs, ils l'auraient d'abord donné aux indigènes vivant à l'Ouest de l'Egypte, puis à ceux qui habitaient plus à l'Ouest encore. On peut supposer que les Hébreux l'ont connu par eux : il se trouve sous la forme Lehabim dans un passage très ancien de la Genèse % et sous la forme Loubîm dans des textes plus récents de la Bible \ Des monnaies % datant de la première moitié du ii' siècle avant J.-C. *, portent la légende grecque Atêûtov; la plupart d'entre elles offrent aussi une lettre punique. Elles ont donc été frappées dans une contrée africaine ouverte également aux influences helléniques et aux influences carthaginoises, c'està-dire dans la région des Syrtes. Elles attestent que des indigènes, se servant de la langue grecque, acceptaient le nom que les Grecs leur donnaient. Mais nous n'avons aucune preuve que ce nom ait été usité chez ceux qui parlaient seulement leur propre langue. Nous trouvons, il est vrai, les Libyes mentionnés, avec les Gaetuli, comme les plus anciens habitants de l'Afrique du Nord, dans le récit que Salluste a reproduit d'après les libri Punici du roi numide Hiempsal \ récit conforme, affirme-t-il, à l'opinion des gens du pays ^ Mais c'était,