‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 111 sur 319 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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12. La Table de Peulinger indique des Gaetuli sur un vaste espace, depuis Ad Galceum Herculis (Kl Kanlara) jusqu'au delà de Gapsa (Gafsa).

13. Virgile, Enéide, y, 192 : « in Gaelulis Syrtibus ... Florus, II, 31 : « Gactulos accolas Syrtium ». Voir aussi Strabon, XVII, 3, 9. Les rameurs gétules qui furent employés dans la Hotte pompéienne {Bell. Afric, LXII, I) devaient être originaires des côtes des Syrtes.

Des Gélules sont aussi mentionnés en Tripolitaine et même en Cyrénaïque*.

Ces indigènes étaient presque tous des nomades ^ Du reste, une bonne partie des régions qui leur appartenaient ne comportaient guère d'autre genre d'existence.

Les nécessités de leur vie pastorale et, sans doute plus encore, le goût du pillage ^ devaient les mettre en relations avec leurs voisins du Nord. Les souverains numides et maures furent amenés à étendre sur la Gétulie leur domination *, qui paraît n'avoir jamais été bien solide ^ Il est à croire que les Gétules entretenaient aussi des rapports avec les Éthiopiens ".

Nous trouvons dans les historiens et géographes arabes un nom qui s'applique à l'ensemble des populations autochtones de l'Afrique septentrionale : Brader, Berâber (au singulier Berber, Berberi)\ Les Européens l'ont adopté, les Français sous

1. Strabon, XVII, 3, 19 et 23. Paul Orose, Adv. pagan., I, 2, 90. Table de Peutinger : au Sud de Sabratha et de la grande Syrte.

2. Salluste, Jug., XIX, 6 : « Gaetulos... partim in tuguriis, alios incultius vagos agitare ». Mêla, III, 104 : « Gaetulorum passim vagantium ». Paul Orose, VI, 21, 18 : « Gaetulos latius vagantes ».

3. Salluste, Jug., GUI, 4, et Pline l'Ancien, X, 201 : « Gaetuli latrones ». Les Gétules passaient pour des gens belliqueux : Salluste, l. c, XYIII, 12 (d'après les libri Punici d'Hiempsal).

4. Salluste, Jug., XIX, 7. Bell. Afric, XXV, 3; LV, 1. Dion Cassius, XLIII, 3, 4; LUI, 26, 2; LV, 28, 3. Dans le Sud de la Tunisie, Capsa et Thala, qui appartenaient à Jugurtha, étaient en pays gétule. Cette région avait certainement fait partie du royaume de Masinissa, puisqu'elle reliait le pays numide à la région des Syrtes, dont Masinissa s'empara. Des rois de Maurétanie, Bocchus, contemporain de Marius, et Bogud, contemporain de César, eurent des relations, paciflques ou hostiles, avec des Éthiopiens (u. supra, p. 10, n. 1 et 3); on doit en conclure qu'ils étaient libres de traverser les régions intermédiaires, occupées par des Gétules.

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