Voir t. VIII, 1. II, ch. iv, § I
Les rois portent dans la langue libyque le titre de guellid\ ou aguellid, qui s'est maintenu dans les dialectes berbères, et que l'historien arabe Ibn Khaldoun^ dit être équivalent au terme sultan; du reste, ce titre était aussi donné à des chefs d'un rang moins élevé ^ En punique, roi se disait melek, mais, sur les monnaies^ et sur les inscriptions % on emploie, à la suite du nom du souverain, le terme abstrait mamleket, « royauté », ou plutôt « personne royale ï)*^ : il y a là un emprunt à la Phénicie'. En grec et en latin, ce sont naturellement les mots ^aTiAî'j^ et rex qui servent à désigner les rois et dont ils font eux-mêmes usage*; regulus, qui marque une nuance de dédain, et B'jvào-r/is se trouvent chez quelques auteurs '^
Les rois, du moins depuis Syphax et Masinissa, se ceignent du diadème '", étroit bandeau d'étoffe qu'ils ont emprunté aux successeurs d'Alexandre, et qu'Alexandre lui-même avait adopté
1. Inscription bilingue de Dougga (Chabot, Punica, p. 210), où ce mot est représenté par le groupe de lettres libyques GLD, ou bien GLDT, qui est une fornae abstraite (Chabot, l. c, p. 213).