‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 128 sur 319 · Tite-Live, XXIX · texte numérisé non relu

Tite-Live, XXIX

GsELL. — Afrique du Nord. V. 9

également si, de son vivant, Bocchus s'associa son fils Bogud et si ce dernier lui succéda. Au milieu du i" siècle, il y avait deux royaumes maures distincts, séparés par la Mulucha : à l'Est, celui de Bocchus; à l'Ouest, celui de Bogud. Ces princes appartenaient probablement à la famille de l'autre Bocchus et de l'autre Bogud, mais nous ne pouvons pas affirmer que la Maurétanie ait été partagée, comme un héritage, entre deux, frères : nous ne savons rien sur la cause, ni sur la date de cette division ^

C'est Auguste qui fit du fils de Juba I" un souverain de la Maurétanie. Juba II s'associa Ptolémée^, qui régna seul après la mort de son père et n'eut pas de successeur, le royaume ayant été annexé par Rome.

Tels sont les maigres renseignements que nous possédons sur la transmission du pouvoir royal dans les Etats indigènes^ Aucun texte n'indique une participation légale des sujets à la désignation de leurs maîtres. En laissant de côté les interventions romaines, nous constatons que la royauté appartient, d'abord à un groupe d'agnats et est exercée par le membre le plus âgé du groupe. Puis les souverains la laissent, comme une propriété personnelle, à leurs fils légitimes, aux droits desquels les droits des autres parents sont subordonnés. Tantôt, plusieurs de ces fils se partagent, soit les fonctions, soit le territoire. Tantôt un seul fils hérite; mais les textes ne nous ^permettent pas de dire si c'est parce qu'il est l'aîné, ou parce qu'il est fils unique. Parfois, un roi s'associe son fils et fait de lui, sinon son égal, du moins son collègue, sans doute autant, pour lui apprendre le métier royal que pour habituer les sujets] à lui obéir : la vacance du pouvoir est ainsi supprimée, avec les] risques de troubles qu'elle entraîne.

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