‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 135 sur 319 · Pour ces institutions, voir t. II, p. 290 et suiv · texte numérisé non relu

Pour ces institutions, voir t. II, p. 290 et suiv

3. Salluste dit (Jug., LXXVIII, 4) que Leptis [Leptis la Grande, entre les deux Syrtes] avait gardé, en générai, les lois et les coutumes des Sidonieus. Il y mentionne des magistrats au temps de Jugurtha (LXXYII, 1 : « imperia magistratuum »). 11 y avait encore des sufètes dans cette ville vers le début de l'Empire : C. /. L., VIII, 7.

4. En laissant de côté des attributions très contestables, on a des monnaies de bronze, à légendes puniques ou néopuniques, des villes maritimes suivantes (voir Millier, Numism., t. II et III, passim) : Leptis la Grande (dont les monnaies sont probablement toutes postérieures à l'époque où Leptis se détacha du royaume de Numidie, en 111 avant J.-C), OEa, Sabratha, Thsenœ, dans la région des Syrtes; — Thabraca et Tuniza (monnaies qui seraient communes à ces deux villes); — Hippone (?) et Thapsus (aujourd'hui Philippeville), plutôt que Tipasa,

LES ROIS ET LEURS SUJETS. d3I

nayage qui atteste leur autonomie. Des monnaies de Lixus et <de Tingi portent même l'indication expresse qu'elles ont été frappées par les citoyens, par la cité ' : Lixus était une très vieille colonie de Tyr ^; quant à Tingi, dont les rois maures firent leur capitale, il se peut qu'elle n'ait jamais appartenu aux Phéniciens ^, mais elle avait adopté leur langue et leurs institutions.

A l'intérieur des terres, des cités, qui étaient d'origine indigène, jouissaient, elles aussi, d'une organisation municipale. •Quelques-unes furent autorisées à émettre des monnaies de bronze : cela est certain pour Cirta * (Gonstantine) et vraisemblable pour Thagura ^ (dans l'Est de l'Algérie); d'autres monnaies encore paraissent appartenir à des villes numides, mais on n'a pas réussi jusqu'à présent à les classer d'une manière satisfaisante ". Quant à la constitution de ces cités, nous la connaissons fort mal. A Vaga ' (Béja), il y avait, à la fin du

que propose Millier (monnaies communes aux deux villes) ; — Gunugu (conf. t. II, p. 161, n. 7); — Rusaddir, Tamuda (? : voir t. II, p. 167), Tingi, Zili, Lixus (appelée aussi Shemesh : t. II, p. 174), Sala. Aucune de ces monnaies n'est peut-être antérieure au i"' siècle avant J.-C, et il en est qui peuvent se placer sous la domination romaine, comme celles des mêmes villes qui portent des preuves certaines de leur frappe au début de l'Empire. Des monnaies de Ctusarea (Cherchel), avec le nom de cette ville en latin, sont, au plus tôt, du temps de Juba II (Millier, III, p. 138, n" 209, 210). — On ne connaît qu'une monnaie municipale d'Afrique en argent (Millier, II, p. 3, n° 13); elle a été frappée à Leptis, sans doute à une époque où cette ville ne dépendait plus des rois numides : voir t. VII, 1. I, ch. ii, § I. Les monnaies municipales de bronze, qui ne servaient guère qu'à la circulation locale et avaient la valeur qu'il convenait à chaque ■cité de leur donner, offrent des poids très variés.

1. Muller, III, p. 155-6, n"' 234, 236, 238, 239-241; p. 144-5, n^^ 216-223.

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