Muller, III, p
5. Millier, Supplément, p. 67, n° 76 a : les lettres puniques TGRN conviennent bien à cette attribution. Pour Thagura, voir Gsell, Atlas archéol. de VAlgérie, !" 19 <E1 Kef), n» 80.
6. Millier (tome III et Supplément) a attribué à diverses villes de Numidie des monnaies de bronze à légendes puniques et néopuniques : Bulla Regia, Suthul, Gazauphala, Macomades, Zarai, etc. Mais ces classements sont, ou fort contestables, ou manifestement erronés.
T. Ville qui appartint à Carthage jusque vers le milieu du second siècle (voir t. III, p. 327). Il se peut que sa constitution municipale soit antérieure au temps où elle tomba au pouvoir des rois numides.
second siècle, un sénat • et sans doute aussi des magistrats -. Des textes vagues permettent de supposer que des magistrats administraient Cirta ^ et Theveste * dès le m® siècle.
Que cette constitution ait pu être empruntée à celle des colonies phéniciennes qui s'échelonnaient sur les côtes de Numidie et de Maurétanie, c'est là une hypothèse fort plausible. Des villes qui, sur leurs monnaies, faisaient usage de la langue punique, qui, parfois, portaient même un nom punique ", devaient adopter volontiers le régime municipal carthaginois. Le titre sufète était passé dans la langue des indigènes : ce dont témoigne une inscription bilingue de Dougga, où il se lit aussi bien dans le texte libyque que dans le texte punique ^ Il s'y applique à un personnage qui vécut au III*' siècle, Zilalsan, grand-père du roi Masinissa et père du ro Gaïa; il est, d'ailleurs, très douteux qu'il désigne ici un simple magistrat de cité. Mais il y avait des sufètes, magistrats locaux, à Volubilis, au cœur de la Maurétanie occidentale, avant que la conquête romaine y créât un municipe \ Une inscription punique de Cirta semble aussi mentionner un sufète ^ Sous l'Empire, des inscriptions latines et néopuniques nous font connaître des sufètes dans diverses cités de la Numidie : Thugga%