Chabot, Punica, p. 179, n° 110. Cela n'est pas certain
9. Inscription latine du temps de l'empereur Claude : C. I. L., VIII, 26 517. La même inscription mentionne le senalus et la plebs de cette cité.
Mactaris', Limisa^, Althibui"os% Masculula*, Capsa% Calama", et peut-être en un lieu situé au Sud de Calama^ Sans être affîrmatif, on peut croire que cette magistrature existait déjà dans ces villes aux temps de l'indépendance.
Il ne faut cependant pas oublier que des villages berbères ont du posséder de très bonne heure une organisation assez analogue, mais non pas empruntée à celle des villes puniques ^ Quand certaines de ces communes se sont transformées en cités, il se peut qu'elles n'aient pas renoncé à leurs institutions primitives, pour se modeler sur des exemples étrangers. Il se peut aussi que, çà et là, de vieilles coutumes se soient mélangées à des emprunts. Nous n'avons pas de documents qui nous renseignent avec précision.
L'inscription bilingue de Dougga •', déjà mentionnée, est une dédicace de l'année 139 avant J.-C, faite par « les citoyens de Thugga ». Elle énumère quelques dignités ou fonctions, qui doivent se rapporter à la cité et dont plusieurs se retrouvent sur des inscriptions libyques du même lieu. Mais les unes restent d'une explication incertaine, les autres sont tout à fait énigmatiques. C'est un « roi » '**, — le titre est le même que pour les souverains de la Numidie : mamleket en punique, guellidat en libyque, — magistrat unique et annuel ''. Il n'est
1. Inscription néopunique : Berger, Mém. de VAcad. des Inscr., XXXVI, 2° partie, p. 168 (peut-être trois sufètes).