Fils lui-même d'un « roi
11. Le titre guellid, guellidat se lit sur d'autres inscriptions libyques de Dougga; plusieurs de ceux qui le portent sont fils de « rois • : Chabot, Journ. asiat., 1921, 1, p. 81-82.
pas fait mention de sufètes municipaux, quoiqu'il en ait existé plus tard, sous l'Empire romain, dans la cité de Thugga '. Ce sont deux « chefs des Cent » -, exerçant ensemble cette dignité, qui est peut-être d'origine phénicienne, car le même titre se retrouve à Tyr ^ S'agit-il des chefs du sénat municipal? D'autres fonctions, qui n'ont qu'un seul titulaire (du moins d'après la teneur de l'inscription), sont désignées par des termes libyques, même dans le texte punique, et doivent, par •conséquent, être d'origine indigène (on ne sait même pas comment ces mots se prononçaient, puisque les voyelles ne sont pas écrites) : MÇÇKWY; GZBY; GLDGYML*, nom composé, dont le premier élément est le mot guellid., « roi, chef ». Il serait vain de faire des conjectures au sujet de ces titres. Nous ne savons pas non plus ce qu'était un « préfet des cinquante » ^, mentionné à la fin de l'énumération. Celui qui exerçait cette fonction était fils d'un « roi », c'est-à-dire d'un magistrat suprême de la cité. On pourrait se demander, entre autres hypothèses, s'il n'était pas le chef d'un corps de police. A Cirta, plusieurs dédicaces puniques ont été faites par des personnages qui indiquent leur année de règne (on trouve les •chifTres 5, 44 et 50)^ Il n'est pas vraisemblable que cette dignité, sans doute viagère, puisse être comparée à la « royauté » annuelle de Thugga, et il n'est pas sûr qu'elle ait été exercée à -Cirta même^ Nous avons signalé la mention possible d'un