Il n'y a rien à tirer de Ptolémée à cet égard
9. Strabon, XVII, 3, 3. 11 n'y croit pas. Peut-être y a-t-il là un souvenir trouble de la destruction par les indigènes des colonies fondées par Hannon dans le Sud du Maroc. Conf. t. II, p. 178, 179-180.
premier siècle avant J.-C, le roi maure Bogud eut des démêlés avec des Éthiopiens et alla les combattre chez eux'. Des noirs qui devaient habiter des régions du Sahara très proches de la Berbérie vinrent prendre part à des insurrections contre les Romains et les Byzantins, à la fin du iv" siècle- et au milieu du VI* ^ Les Garamantes ne tournaient pas seulement contre des nègres leur ardeur belliqueuse. Connaissant bien le chemin des Syrtes, ils aimaient à le prendre, quand des occasions favorables se présentaient à eux pour faire de rapides razzias sur les territoires des riches cités du littoral*. Ils accueillaient les fugitifs^ qui venaient se mettre en sûreté dans leur pays, surtout ceux qui arrivaient chargés d'un butin dont eux-mêmes réclamaient leur part^.
Les Romains durent châtier plusieurs fois ces bandits du désert\ Pour empêcher le renouvellement de leurs pillages et aussi pour assurer les relations avec le Soudan, ils les mirent sous une dépendance plus ou moins étroite. Vers la fin du premier siècle de notre ère, des officiers se rendirent par leur pays au cœur de l'Afrique, et ce fut le roi des Garamantes qui guida une de ces expéditions ^ Sous les Sévères, des troupes vinrent tenir garnison dans des oasis situées bien en avant de la ïripolitaine^ Cependant, les limites officielles de l'Empire