Noms de métiers, dignités sacerdotales, etc
9. Les praefecti établis par Syphax, avec des garnisons (praesidia), chez les Alassyles (Tite-Live, XXX, U, 2; conf. XXX, 12, 22), étaient des chefs militaires, chargés de maintenir sous son autorité une contrée qu'il venait de conquérir. — Un passage de Salluste {Jug., XLVI, 5) mentionne d'autres praefecti. Malgré Iles offres de soumission que lui fait Jugurtha, Métellus entre avec son armée en JSumidie, où il reçoit bon accueil; les préfets du roi (« praefecti régis ») sortent
Au delà de leurs remparts, elles disposent sans doute, comme les cités phéniciennes S comme les cités grecques et latines, d'un territoire plus ou moins étendu. Celui de Cirta paraît avoir été très vaste-. Les villages qui s'élevaient sur ces territoires devaient avoir leurs chefs, subordonnés naturellement aux chefs des cités.
Ces groupes divers de nomades, d'agriculteurs sédentaires, de citadins, se montrent anxieux de garder leur indépendance. Ils sont séparés par des jalousies et de vieilles inimitiés, qu'attisent des querelles, sans cesse renaissantes. Ils ont une petite patrie, à l'horizon très étroit; ils n'en voient guère une grande dans cet État, auquel ils appartiennent moins de gré que de force. Etat dont les limites changent souvent et qui renferme de nombreuses régions disparates, communiquant mal entre elles. Ils n'ont pas l'esprit de discipline, les traditions communes, qui forment et font durer les nations véritables^ La diversité des dialectes est un obstacle aux relations; avant la
des villes et des villages (■- ex oppidis et mapalibus •) à sa rencontre, prêts à lui fournir du blé, à transporter ses vivres, à lui obéir en tout. Ici, on pourrait croire qu'il s'agit de fonctionnaires royaux permanents, préposés à la population civile, dans les villes comme dans les campagnes. Mais cela n'est pas vraisemblable. L'administration directe de la Numidie par la royauté aurait exigé un personnel très nombreux, dont l'existence n'est attestée par aucun autre document, et, d'une manière générale, l'histoire des États berbères nous les montre constitués par la réunion de groupes autonomes. Donc, ou Salluste s'est servi d'une expression impropre, en qualifiant de praefecll régis les chefs des ruraux et des citadins, ou Jugurtha, en guerre depuis deux ans avec les Romains, avait jugé nécessaire de renforcer son autorité dans les parties de son royaume qui confinaient à la province d'Afrique.