Élien, Nat. anim., IX
6. Florus (II, 13, 67) dit que les éléphants de Juba I", qui combattirent à Thapsus, étaient « bellorum rudes et nuperi a silva »,
7. Tite-Live, XXXII, 27, 2; XXXVI, 4, 8; XLII, 29; XLII, 35; XLII, 62 et 65; XLIII, 6; XLIV, 5. Appien, Iber., 46; 67; 89; Lib.,11. Valère-Maxime, LX, 3, 7. Pour la Gaule, voir Florus, I, 37, 5; Paul Orose, Adv. pagan.,Y, 13, 2 (on ne dit pas •cependant que ces éléphants aient été envoyés par des rois africains).
S. Pour l'emploi d'éléphants par des rois indigènes, voir, outre les textes que nous allons citer, Appien, LJ6, 126 (éléphants de Gulussa, lors de la troisième guerre punique); Plutarque, Pompée, 14 (Pompée ramène à Rome beaucoup d'éléphants royaux, dont il s'est emparé). Souvenir de ces éléphants de guerre chez un auteur arabe du xi« siècle, El Bekri {Descr. de l'Afrique septentr., trad. de Slane, édit. d'Alger, p. 214) : dans les temps anciens, les rois du Maghreb avaient établi le siège de leur empire à Tanger, et un de ces princes avait dans son armée trente éléphants.
JVIuthuP et, après cette bataille où tous sonttués ou pris, il lui en reste encore". Son beau-père Bocchus en possède au moins 00^ A Thapsus, 64 éléphants de Juba I" sont pris par César*. Ce jour-là, on eut une nouvelle preuve des désastres que pouvaient causer ces auxiliaires à ceux qui les employaient : comme en d'autres circonstances % ils s'affolèrent^, devinrent furieux, se retournèremt contre leur propre armée et la mirent en désordre. Cependant les derniers souverains de la Maurétanie, Bocchus le •Jeune ^ Juba II et Ptolémée% paraissent bien avoir eu encore des éléphants de guerre. Chez les Carthaginois, ces animaux ne portaient d'ordinaire qu'un cornac, pour les diriger, et c'était à €ux seuls qu'on confiait la tâche de faire le plus de mal possible à l'ennemi ^ L'usage de les munir de tours, contenant ■des guerriers, fut plus fréquent chez les rois indigènes'.
Ces princes eurent même une marine, qui, à vrai dire, ne semble pas avoir été importante : les témoignages qui la concernent sont rares et assez vagues '". Elle pouvait servir surtout
1. Salluste, Jug., LUI, 4. Le roi avait auparavant livré 30 éléphaats aux Romains, qui les lui avaient rendus : ibid., XXIX, 6; XXXIl, 3; XL, 1.
2. Il les livra ensuite à Métellus : ibid., LXII, 5-6. Mention des éléphants de Jugurtha dans Végèce, Epit. reimilit., III, 24.
3. Pline l'Ancien, VIII, 13 (sans doute d'après Juba II). Pour les éléphants de Bocchus, voir encore De viris illiisl?'., 66.
4. Bell. Afric, LXXXVI, 2. Pour le nombre des éléphants que possédait Juba I", voir t. VIII, 1. I, ch. i, § IV. Éléphant sur des monnaies de ce roi : Mùller, NumJsm., III, p. 42-43, n°' 55-56.