Bell. Afric, XLVIII, 1; voir aussi ibid., XIX, 4; LXI
4. Voir t. VII, 1. II, ch. ii, § II. — Jugurtha, dit Sallusle (Jug., LIV, 3), rassembla une armée nombreuse, mais sans vigueur et sans force : gens plus propres à cultiver les champs et à garder les troupeaux qu'à faire la guerre. Conf., pour les armées de Syphax, Tite-Live, XXX, 7, 11; XXX, 8, 7; XXX, 11,5.
5. Jugurtha l'aurait essayé sur des recrues gétules : Salluste, Jag., LXXX, 2.
qui suit une bataille perdue ^ A l'époque des semailles et des moissons, il est impossible de retenir les agriculteurs; à l'automne, les nomades qui étaient venus estiver dans le Tell veulent ramener leurs troupeaux dans les steppes ^
Les rois s'efforcent pourtant d'imiter certains procédés de guerre dont les nations civilisées font usage. Au lieu de se contenter de simples blocus, ils emploient parfois un matériel de siège pour forcer les places ^ Dans les batailles de plaine, ils se servent d'éléphants, à l'exemple des Carthaginois. A la fin de la seconde guerre punique, Masinissa a reçu de Rome une partie de ceux que possédait Carthage*^; après lui, les rois de Numidie et de Maurétanie gardent ceux dont ils ont hérité', ou ordonnent des chasses en forêt pour s'en procurer de nouveaux''. Ils en mettent quelques-uns à la disposition des armées romaines combattant en Orient, en Espagne, en Gaule \ Dans leurs guerres africaines, ils en emmènent un assez grand nombre \ Jugurtha en a 44 à la bataille du
1. Salluste, LIV, 4 : « Sauf les cavaliers royaux, personne chez les Numides ne suit le roi dans sa fuite; chacun se retire où bon lui semble, conduite qui n'est pas regardée comme déshonorante : telles sont les mœurs de ce peuple. »
2. Masqueray, Formation des cités de l'Algérie, p. 107. G. Marçais, Les Arabes en Berbérie du xi* au xiv^ siècle, p. 726.
3. A propos du siège de Girta par Jugurtha, Salluste écrit (XXI, 3) : « oppidum >circumsedit, vineis turribusque et machinis omnium generum expugnare adgreditur. » Ibid., XXllI, 1 : '« turres extruit. »