‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 179 sur 319 · Pline, VIII · texte numérisé non relu

Pline, VIII

armés de tours portant des guerriers, eut à combattre, outre 500 fantassins, le même nombre de cavaliers'.

C'étaient encore des fantaisies auxquelles servaient des animaux d'Afrique : Pompée faisant atteler à son char des éléphants, lors de son triomphe africain^; Marc-Antoine le triumvir se constituant un attelage de lions \

Il est possible que ces acquisitions de bêtes exotiques aient été faites quelquefois par l'intermédiaire de commerçants, d'entrepreneurs, qui se procuraient et transportaient comme ils le pouvaient la précieuse marchandise \ Mais, eji général, les magistrats qui donnaient des jeux devaient s'adresser aux rois du pays% empressés à les satisfaire.

Les procédés de chasse variaient naturellement selon la force des animaux et ce qu'on voulait faire d'eux : les tuer sur place ou les prendre vivants. On rabattait les éléphants vers des fosses, couvertes de branchages, dans lesquelles ils tombaient*, ou vers de longs boyaux sans issue''. Des fosses servaient aussi à capturer les fauves ^ Au fond de ces trous, ou bien encore à l'intérieur de filets entre lesquels on les ramenait, on plaçait une cage, où l'on suspendait un appât, par exemple un chevreau, un morceau de viande pourrie, cage dont la trappe s'abaissait comme la porte d'une souricière '.

1. D'après Pline, VIII, 22. Suétone {César, 39) et Appien {Bell, civ., II, 102) mentionnent deux groupes de vingt éléphants, opposés l'un à l'autre. Voir encore Velléius Paterculus, II, 56, 1 ; Dion, XLIII, 23.

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