Voir t. 1, p
2. C'est probablement à cette époque que les Grecs connurent le cap Soloeis, c'est-à-dire le cap Cantin (Hérodote, II, 32; IV, 43; conf. Gsell, Hérodote, p. 75- 1&), et qu'eut lieu le voyage du Marseillais Euthymène, qui, longeant la côte occidentale d'Afrique, parvint à un fleuve où il y avait des crocodiles et des hippopotames (voir t. I, p. 511; Gsell, Hérodote, p. 210). Les deux thèses qu'il soutenait, — origine océanique du Nil et rôle des vents étésiens dans la crue du fleuve, — étaient, l'une identique, l'autre analogue à des opinions émises par des savants ioniens du vi" siècle. Du reste, entre ce siècle et les conquêtes d'Alexandre, auxquelles le voyage d'Euthymène est certainement antérieur, les Carthaginois ne permirent pas à des Marseillais de franchir le détroit.
3. Vers 500, Hécatée mentionnait en Libye une ville qu'il appelait MsTayoîvcov (Fragni. hist. Graec, édit. Millier, I, p. 25, n° 324). Ce lieu était situé entre Carthage et le détroit : voir Gsell, Hérodote, p. 244, n. 1, et ici, t. II, p. 155-7.