‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 19 sur 319 · Voir t. I, p. 444; IV, p. 115 et suiv · texte numérisé non relu

Voir t. I, p. 444; IV, p. 115 et suiv

Au v^ siècle, Hérodote énumère les peuplades qui bordent les Syrtes et donne sur leurs mœurs de brèves indications*, qu'il a peut-être puisées dans des ouvrages plus anciens. Mais, au delà du littoral oriental de la Tunisie, il ne dit rien des indigènes qui habitent la Berbérie.

Au milieu du iV siècle, fut composé un Périple, qui porte à tort le nom du navigateur Scylax, contemporain du roi Darius. Il décrit rapidement les côtes méditerranéennes de l'Afrique du Nord, et aussi celles de l'Océan jusqu'au delà du Maroc ^. H est possible qu'une partie de ces informations remonte à des géographes ioniens antérieurs à Hérodote; d'autres paraissent bien être d'origine carthaginoise' : nous ignorons comment elles s'étaient transmises à des Grecs. Cet écrit ne nous apprend presque rien sur les autochtones. l\ faut en dire autant d'un document fort précieux à d'autres égards, la traduction grecque du Périple d'Hannon*.

L'expédition d'Agathocle, à la fin du iv" siècle, fit connaître aux Grecs des peuplades vivant en Tunisie et dans l'Algérie orientale. Diodore de Sicile l'a racontée d'après un ou plusieurs auteurs qui furent contemporains des événements et purent faire usage de bonnes sources ^ Cependant son récit s'occupe peu des indigènes et le profit que nous en tirerons sera assez mince.

Ératosthène écrivit, dans le dernier tiers du m® siècle, un grand ouvrage géographique, où, après avoir donné les mesures générales de la terre habitée, il indiquait les différentes sections entre lesquelles il l'avait répartie et fournissait les renseignements nécessaires pour en dresser la carte. C'était l'œuvre d'un homme de bibliothèque, et non d'un voyageur.

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