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thiques contiennent des ossements de moutons, de chèvres, de bœufs ' ; les gravures rupestres offrent des images de ces animaux domestiques -. Le cheval a été au service de l'homme, en Libye, depuis la fm du second millénaire avant J.-C\ Rien ne prouve que les colons venus de Phénicie, que les Carthaginois aient largement contribué à répandre l'élevage parmi les indigènes, que ceux-ci aient reçu d'eux d'utiles leçons pour les soins à donner au bétail et le perfectionnement des races.
Le développement de l'agriculture, qui diminua les espaces dont les pasteurs disposaient, n'empêcha cependant pas l'élevage de rester l'occupation du plus grand nombre des Africains. « Les Numides, dit Salluste*, s'appliquent plus à entretenir des troupeaux qu'à cultiver la terre, wll en était ainsi, naturellement, dans les régions oîi le sol est trop pauvre, où les pluies sont trop rares pour permettre l'agriculture. Mais il y avait encore des populations pastorales dans des pays qui auraient fort bien convenu à la culture des céréales. Strabon le constatait^ : « Les Maures, quoique habitant une contrée généralement fertile, continuent, pour la plupart, à vivre en pasteurs. » Et il faisait kl même remarque à propos des Numides ^
Nous avons déjà indiqué^ pourquoi tant d'indigènes demeuraient fidèles au genre de vie de leurs pères. C'était sans doute surtout par routine et par paresse * : à ces hommes, incapables de s'imposer un dur labeur et insoucieux de se procurer à ce prix un peu plus d'aisance, la charrue devait paraître,
1. T. I, p. 219, 225 (pour les bœufs, il n'est pas certain qu'il s'agisse d'animaux domestiques).