‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 186 sur 319 · Géorg., III · texte numérisé non relu

Géorg., III

Quid tibi pastores Libyae, quid pascua versu Prosequar, et raris habitata mapalia tectis ? Saepe diem noetemque, et totum ex ordine mensem Paspitur, itque pecus longa in déserta sine uUis Hospitiis : tantum campi iaoet. Omnia seeum Armentarius Afer agit, tectumque, laremque, Armaque, Amyolacumquo oanem, Cressamquo pharetram.

Tous les détails de cette description poétique ne doivent pas être pris au pied de la lettre. Les nomades africains n'avaient probablement pas de chiens comme

des mois, s'avançant dans de longs déserts, où il ne trouve aucun abri, et couchant sur le sol; eux-mêmes portent tout avec eux, leur toit, leur foyer, leurs armes.

En été, il faut quitter ces vastes plaines, devenues vraiment désertiques. Nous avons dit* dans quelles conditions ceux qui ne doivent pas se contenter des montagnes du Sud pénètrent dans le Tell, les désordres, les conflits, et aussi les accords qui naissent de ces migrations. Quoiqu'on n'ait aucun renseignement à cet égard, on peut croire que les rois désireux de faire la police de leurs Etats, surtout Masinissa, s'efforcèrent de régulariser les déplacements des nomades et de les empêcher de commettre trop d'excès.

Les chevaux exceptés, nous ne savons presque rien sur les animaux domestiques possédés par les indigènes. Aucun texte ne mentionne de porcs, bien qu'il ne soit pas impossible que des Libyens en aient élevé : les Guanches des îles Canaries en avaient, et c'était sans doute de l'Afrique du Nord que cet animal avait été importé chez eux, comme le chien, le mouton €t la chèvre. Mais, au v^ siècle avant notre ère, les Libyens orientaux s'abstenaient de viande de porc, à l'exemple des Egyptiens ■•, et l'interdiction put s'étendre vers l'Ouest; on ne saurait dire si les Phéniciens, — qui ne mangeaient pas de porc% — exercèrent à cet égard quelque influence sur les gens du pays.

surveillants de troupeaux, ni peut-être même comme compagnons de chasse. Leur armement ordinaire était, non pas l'arc, mais le javelot. — Conf. Mêla, I, 42 : « Interiores incultius etiam sequuntur vagi pecora, utque a pabulo ducta sunt, ita se ac tuguria sua promovent, atque, ubi dies déficit, ibi noctem agunt. • Voir aussi le même, III, 104.

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