‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 194 sur 319 · II. XVII · texte numérisé non relu

II. XVII

12. Ces chars auraient même été armés de faux, comme ceux qui figuraient en Orient dans de grandes batailles : détail qui n'est pas vraisemblable.

13. Ibid. Il dit que les Pharusiens attachaient des outres sous le ventre de leurs chevaux, ce qui ne se comprendrait guère si ceux-ci avaient traîné des chars.

ELEVAGE ET CULTURE. 185

Les indigènes ne paraissent pas avoir employé leurs chevaux, — plus endurants que robustes, — à de grosses besognes, à traîner des chariots ou à faire le va-et-vient en avant d'une charrue. Ils se servaient d'eux pour s'épargner, dans leurs promenades ou leurs migrations, l'ennui et la fatigue de la marche *, pour les parties de chasse et surtout pour combattre'. Ils avaient la réputation méritée d'être d'excellents cavaliers ^; ils l'étaient dès l'enfance *.

D'ordinaire, ils montaient à cru : ce qu'attestent à la fois auteurs ^ et représentations figurées *'; âgé de quatre-vingthuit ans, Masinissa dédaignait, comme ses sujets, l'usage de la selle ^ Le cheval restait complètement nu ou ne portait qu'un collier % qui, quand il n'était pas un simple ornement, pouvait servir à suspendre quelque amulette '. La plupart des indigènes ne faisaient pas usage de mors, ni de brides '"; on a

1. Les Maures, dit Pausanias (VIII, 43, 3), ne font pas usage de chariots, comme les Scythes, mais ils se déplacent sur des chevaux, eux et leurs femmes.

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