T. lY, p
7. Voir les références données t. lY, p. 14, n. 2. Ajouter Laoust, Mois et choses berbères (Paris, 1920), p. 275 et suiv. ; W. Marçais et Abderrahmân Guîga, Textes arabes de Takroâna, I (Paris, 192.5), p. 352-3; A. Bernard, C. r. du Congrès intern. de ■géographie du Caire (1925), t. IV, p. 283 et suiv.
feu, et non par une lame en fer'. Quelle est l'origine de ces divers araires? Nous l'ignorons. Mais une observation intéressante a été faite ^. Pour désigner les différentes pièces qui forment le corps même de leurs charrues, les Berbères se servent de mots de leur langue; ils n'ont fait aucun emprunt à la langue punique, ni à d'autres. Au contraire, ils emploient certains mots d'origine latine pour des pièces de l'attelage. D'où il est peut-être permis de conclure que, chez eux, la charrue n'a pas été un instrument d'importation phénicienne, et que c'est seulement à l'époque romaine qu'ils l'ont perfectionnée, en adoptant les procédés d'attelage de leurs maîtres. La moisson se faisait à la faucille % en coupant les tiges tout près des épis : la faux n'a pas été adoptée dans l'Afrique du Nord avant la conquête française. Le dépiquage devait être le plus souvent confié, comme de nos jours, à des animaux domestiques, foulant les épis sur une aire*.
Il fallait mettre en sûreté les grains qui, après la récolte, n'étaient pas aussitôt vendus, ou versés aux collecteurs d'impôts, ceux qui n'étaient pas gardés dans les maisons pour servir à la consommation courante. On connaît^ les celliers souterrains, les silos, qu'un texte mentionne dans la province d'Afrique au milieu du i^"" siècle avant J.-C. ^ et dont l'usage remontait certainement bien plus haut. Il est fort possible que des indigènes, en dehors du territoire carthaginois, aient eu des silos, sans avoir emprunté aux Phéniciens ce mode de conservation des grains, adopté par d'autres peuples depuis longtemps, par des Espagnols dès l'époque néolithique. Nous
1. Il se peut qu'il y ait eu primitivement des socs en pierre : voir Hamy, Assoc. franc, pour V avancement des sciences, Paris, 1900, I, p. 60.
2. Laoust, l. c, en particulier, p. .300-1. Gonf. H. Basset, Rev. afric, LXII. 1921, p. 345-6.
3. Débris d'une faucille dans un dolmen de Sila : Frobenius, Pràhistor. Zeitschrift, VIII, 1916, p. 67, flg. 67.
A. Conf.t. IV, p. 16.