T. III, p. 308, n. 3, et p. 372, n
indigènes; il eut des entretiens avec leurs princes, Masinissa et Gulussa'. En 147, Scipion ayant mis à sa disposition des vaisseaux, il entreprit, en compagnie d'un autre Grec célèbre, Panaetius, un voyage le long des côtes et s'avança loin au delà des Colonnes d'Hercule ^ Pour des temps antérieurs, il se servit d'auteurs grecs qui avaient été en rapports étroits avec les Carthaginois et étaient bien renseignés sur les Africains "\ On sait dans quel état de mutilation son Histoire nous est parvenue. La plus grande partie des récits relatifs à l'Afrique est perdue; de même, le livre qui était consacré spécialement à la géographie*. Polybe, auquel il faut joindre les emprunts que lui ont faits Tite-Live et Appien ^, n'en demeure pas moins une de nos meilleures sources, Il convient d'accueillir avec beaucoup plus de réserve ce qui, dans Tite-Live, Appien et d'autres, provient d'annalistes romains ^
Somme toute, si les guerres puniques sont pour nous une occasion de connaître un peu les indigènes du iii« et du II* siècle, il ne s'agit guère que de quelques lueurs, succédant à une nuit presque complète. Nulle part un exposé de leur état politique et social, de leur civilisation; on ne s'intéresse à eux que dans la mesure où ils ont participé à la grande lutte de Rome et de Carthage.
Artémidore d'Ephèse composa, tout à la fin du second siècle, un ouvrage géographique fort estimé, dans lequel il décrivait en détail les côtes de la Méditerranée et, accessoirement, des