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GsELL. — Afrique du Nord, V. 1*
2m EXPLOITATION DU SOL ET MODES D'HABITATION.
trouve des pâturag'es ; ceux-ci sont à la disposition de tous les membres de la tribu, et, seuls, les animaux domestiques sont matière à propriété individuelle ou familiale.
Là où l'élevage n'est plus l'occupation exclusive du groupe, les parties du territoire qui ne sont pas propres à la culture,, par exemple les forêts, restent ce qu'était auparavant le territoire tout entier : propriété collective, avec droit de jouissancepour tous.
La culture des céréales admet, dans la condition des terres^ divers modes, qu'il serait arbitraire de classer d'après une rigoureuse succession chronologique.
1° Le sol est la propriété collective de l'ensemble des hommes qui forment une petite république villageoise. Dans ce cas, l'exploitation peut être commune; commune aussi la récolte, qui est ensuite répartie entre les familles selon le nombre des bouches à nourrir. Je ne suis pas disposé à croire qpe cette manière de procéder ait été usitée dans l'Afrique du Nord, du moins aux temps historiques. Le groupe familial est alors l'élément essentiel de la société indigène'; il se fond le moins possible dans les groupes plus étendus dont il fait partie. Il répugne au communisme.
2° Une autre méthode, adoptée ailleurs, par exemple chez les anciens Germains^, pouvait mieux convenir aux Berbères; elle est encore, ou a été jusqu'à une époque rapprochée de nous, en usage chez certains d'entre eux. Tout en demeurant propriété collective, les champs à ensemencer sont partagés^ chaque année, entre les familles, auxquelles appartient le produit de leur travail \ Des hommes qui auraient habité des.