César, Bell. Gall., VI
3. Dans les villages berbères, ce droit de partage appartient au conseil desanciens, c'est-à-dire, en principe, à l'assemblée des chefs de famille.
4'. Chez les Vaccéens, peuplade espagnole, il y avait partage annuel des terres à cultiver, mais les récoltes étaient mises en commun : Diodore de Sicile,. V, 34, 3 (d'après Posidonius).
ELEVAGE ET CULTURE. 207
fermes isolées auraient désiré se réserver les espaces cultivables aux alentours et, par conséquent, se constituer des propriétés privées. Mais nous avons vu que, le plus souvent, la population vivait agglomérée. Il est vrai qu'on devait rechercher les meilleures terres, celles aussi qui étaient le plus près du village. L'indivision de la propriété eût permis de les assigner successivement aux diverses familles : mesure équitable \ Les jachères, n'étant attribuées à personne, seraient restées, pour la pâture, à la disposition de tous; de même, les chaumes que la moisson laissait sur les champs cultivés.
3" Dans un autre système, le sol est morcelé en propriétés privées : soit familiales, qu'en règle générale, le chef de la famille ne peut aliéner, puisqu'il en est seulement le gérant; soit appartenant à des individus, qui en ont la pleine disposition. Une des origines de ce mode de propriété peut être le principe, admis dans divers droits primitifs^, que la terre appartient à l'homme qui la vivifie : lui-même et ceux auxquels elle est transmise après lui en restent les maîtres, tant qu'ils ne l'abandonnent pas au point qu'elle redevienne une terre morte; le droit de l'occuper est alors ouvert à qui veut la vivifier à son tour.
De quelque manière qu'elle se constitue, la propriété privée attache d'ordinaire fortement au sol et donne le désir de l'améliorer pour en tirer plus de bénéfices. Elle est la condition presque nécessaire des cultures arbustives. Celui qui greffe ou plante des arbres fruitiers, qui les. entretient, a besoin d'être assuré de la possession permanente du sol sur lequel il travaille ou fait travailler.
Nous ignorons ce qu'était la condition des terres dans les
1. L'assignation des terres collectives^ pour une durée plus longue qu'une année agricole, ou le renouvellement sans modifications des partages précédents auraient créé, en fait, des propriétés privées, dans des conditions favorables aux uns, défavorables aux autres. Il se peut que ce système ait été adopté là où l'intérêt des plus influents prévalait sur l'intérêt commun.