Voir t. m, p
2. Jug., LXVII, 1 : « mulieres puerique protectis aedificiorum saxa et alla, qiiae locus praeLeljat, certatiin mittere » (sur des soldats romains qui passent dans les rues).
3. Quant aux maisons surmontées de voûtes et de coupoles maçonnées, ce mode de couverture, usité dans le Sud, depuis l'île de Djerba jusqu'au Souf, s'explique par le manque de bois; il paraît avoir été importé d'Orient. Voir H. Basset, Hespéris, 1924, p. 3i0. Je n'en connais pas d'exemples remontant à l'anticiuilé.
Hérodote aurait pu dire des Libyens ce qu'il disait des Egyptiens * : qu'ils habitaient avec leurs animaux domestiques.
D'ordinaire, la maison ne s'ouvre pas directement sur la -campagne ou sur la rue du village. Elle est précédée d'une cour, plus ou moins g-rande, qu'entoure une enceinte, de forme rectangulaire ou circulaire^ : soit une haie morte en branches épineuses % soit un mur en pierres sèches. Cette cour précède aussi beaucoup de gourbis ^ Elle isole le logis et le défend des regards indiscrets; en général, la porte qui y donne accès n'est pas dans l'axe de celle de la maison. C'est là qu'on parque la nuit les moutons et les chèvres, à l'abri des voleurs et des fauves ; là que les femmes vaquent à des travaux qu'il leur est plus commode d'accomplir en plein air et en pleine lumière; là qu'on prend le frais dans les soirées d'été. Pardessous, on creuse quelquefois de petits celliers pour les grains ^
Telle est la maison berbère sous sa forme la plus simple. Mais la chambre unique ne suffît pas toujours à ceux dont la •demeure est limitée par l'enceinte de la cour. Plusieurs chambres s'élèvent cote à côte, et chacune d'elles abrite un des ménages d'une famille dont les membres mâles ne se sont pas séparés après avoir contracté mariage. Le désir d'un peu plus de bien-être crée des locaux accessoires; l'écurie et l'étable forment des bâtiments particuliers, édifiés en branchages^ ou en pierres ; des annexes sont des magasins, des logements pour