‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 248 sur 319 · V. supra, p · texte numérisé non relu

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que l'élevage : le village peut se garnir d'habitants, sans que les distances soient trop fortes entre les maisons et les champs; d'ailleurs, cette agriculture primitive ne demande un travail assidu que dans les deux périodes où l'on fait semailles et labours, moisson et battage ^ C'est donc dans le village que l'on demeure en permanence, ou, du moins, pendant la majeure partie de l'année, car des cultivateurs qui ont des troupeaux peuvent temporairement émigrer avec eux vers des pâturages lointains et y vivre sous de légers abris'.

Certains de ces villages existaient sans doute dès l'époque préhistorique; les générations nouvelles avaient seulement ajouté la culture aux occupations de leurs ancêtres. D'autres purent succéder à des refuges, lorsque ceux-ci n'étaient pas d'une ascension trop pénible et situés trop à l'écart des champs exploités, lorsque l'eau y abondait. D'autres enfin prirent naissance sur des emplacements vierges, au fur et à mesure que les indigènes adoptaient la vie agricole et croissaient en nombre. Dans le Tell, la plupart des Berbères finirent par se grouper en villages, ce que Pline l'Ancien remarquait au i*"" siècle de notre ère^ II en avait été de même, pour les mêmes raisons, dans d'autres pays méditerranéens, en Espagne'', en Ligurie, en Albanie.

C'est dans des villages, — on les comptait par centaines, — que vivait presque toute la population libyenne que Carthage avait jadis assujettie\ Une partie d'entre eux tombèrent aux mains de Masinissa". Sous ce prince et ses successeurs, le développement de l'agriculture dut en faire éclore beaucoup en

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