Voir t. II, p
G. Tive-Live, XLII, 23. Appien, Lib., 68. Voir ici, t. III. p. 318, 321.
Numidie, et aussi transformer bien des groupements peu importants en de gros bourgs, là oij l'abondance de l'eau et la fertilité des campagnes voisines le permettaient.
Villages et bourgs sont généralement désignés dans les textes latins sous le nom de castella\ tandis que le terme oppida, qui l'accompagne souvent", désigne des villes. Viens est rare\ Il répond au grec xwur/. Polybe'^, suivi par d'autres ''^ qualifiait de TÔAst-ç aussi bien les villages que les villes. Posidonius lui reprochait d'avoir ainsi élevé à la dignité de rSkziq de simples TTupyo', d'Ibérie'. Ce qui montre que le mot Ti'jpyoç pouvait s'appliquer à des villages fortifiés, aussi bien qu'à des refuges^ $po'jp'.ov répond mieux au latin caslellum^ .
L'archéologie nous fait connaître en Berbérie nombre d'anciens villages ou bourgs indigènes. Beaucoup ont continué à être habités sous la domination de Rome, et plus tard encore, souvent même jusqu'à nos jours, car la source, qui a appelé les hommes, les a retenus auprès d'elle. Et c'est au temps de la paix romaine que ces lieux semblent avoir été le plus prospères : des castella se sont alors transformés en villes ; les maisons et les édifices bâtis selon les procédés classiques ont remplacé les constructions africaines. Mais quelques restes de remparts.
1. Saliuste, Jag., LIV, 6; LXXXVII, 1; LXXXIX, 1. Bell. Afric, II, 6; VI, 6; XXVI, 6. Tile-Live, XLII, 2.3. Justin, XXII, 5, 5. Pline l'Ancien, V, 1. Castella autour de Sicca : C. /. L., VIII, 15669, 15721-1\ '.o726; autour de Girta : Gsell, Allas archéol. de l'Algérie, (' 17 (Gonslantine), i>. 12, col. 2.
2. Saliuste, Bell. Afric, Tile-Live, II. ce. Gonf. Jusiin, /. c. : « urbes caslcllaque Africae ».