‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 253 sur 319 · Voir t. VI, I. I, ch. m, § I · texte numérisé non relu

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5. Pour ces villes, voir t. II, p. 111 et suiv.; pour leur administration, ici,. p. 130-1.

■2t6 EXPLOITATION DU SOL ET MODES D HABITATION.

commerciales, elles étaient les portes des royaumes dont elles faisaient désormais partie.

Un certain nombre d'entre elles sont nommées par Strabon et Pomponius Mêla, deux auteurs qui écrivaient sous l'Empire, mais qui, pour la description des côtes africaines, ont fait usage de documents antérieurs '. On peut y joindre de rares mentions dans d'autres textes, des monnaies municipales, quelques documents archéologiques. Du reste, même en l'absence de témoignages qui datent du temps des rois, il est à croire que des cités dont l'existence est certaine pour l'époque punique, puis pour l'époque romaine, ne disparurent pas dans l'intervalle.

Ces villes formaient trois groupes : celles qui étaient situées le long du double golfe des Syrtes; celles qui se succédaient de l'Est à l'Ouest en Numidie, depuis la province romaine (à l'embouchure de la Tusca, près de Tabarca) jusqu'à la Mulucha (la Moulouia); enfin celles qui, à l'Est et au Sud du détroit de Gibraltar, appartenaient à la jNlaurétanie.

jMasinissa avait étendu son royaume jusqu'à la Cyrénaïque ^ par conséquent jusqu'aux Autels de Philène, limite des Carthaginois et des Grecs au fond de la grande Syrte. Sur ce golfe, Strabon ^ indique trois lieux, Charax, la Tour d'Euphranlas et Aspis : ce n'étaient pas là des villes ^ Entre les deux Syrtes, s'élevait la vieille colonie de Leptis^, qui disposait d'un territoire étendu et bien cultivé", et qui avait peut-être servi de chef-lieu à la domination carthaginoise dans la région syrtique '.

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