‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 252 sur 319 · Conf. supra, p · texte numérisé non relu

Conf. supra, p

4. Salluste, Jag., XLVI, 5 : (à l'entrée de Mélellus dans le royaume de Numidie) .< ex oppidis et mapalibus praefecti regii obvii procedebant. » Ces hommes, que l'historien appelle, à tort ou à raison, praefecti regii, ne pouvaient exercer leur autorité que dans un centre, ville (oppidum) ou bourg. Il y a donc lieu de croire que, par le terme mapalia, Salluste désigne des castella. Mais il ne faut peut-être pas trop presser le sens de ce mot, qui peut s'appliquer ici à de pauvres maisons, construites en pierre, et non à des huttes.

5. La Blanchère, l. c, p. 43. Gampardou, Bull. d'Oran, 1921, p. 187. Etc.

6. Disposition fréquente dans les villages de la Kabylie et du Maroc : conf.

Au sommet du village, se dresse parfois une citadelle*, refuge quand l'ennemi a franchi le rempart, et qui peut servir aussi de magasin commun'. C'est là, sans doute, qu'est établi l'observatoire d'où une vigie surveille la campagne ^

Cette citadelle, quand elle existe, peut être le seul bâtiment public, à moins qu'un local spécial ne soit destiné aux réunions des anciens. L'accomplissement des rites magiques et religieux n'exige pas de temples. Les marchés se tiennent dans la campagne, en dehors des lieux habités* : c'est là, ou dans une ville, quand on s'y rend, qu'on se procure ce que le travail domestique ne produit pas. Dans le village, il n'y a pas de boutiques; il peut même n'y avoic pas d'artisans. Car n'importe qui s'improvise maçon et, si l'on veut un homme vraiment expert dans l'art de bâtir, on l'appelle temporairement de la ville voisine. De même, le menuisier. Quant au forgeron, c'est un paria : il vit à l'écart lorsqu'il se fixe quelque part; d'ordinaire, il mène une existence ambulante à travers villages et marchés.

Sur la Méditerranée et sur l'Atlantique, en bordure de la Tripolitaine, de l'Algérie, du Maroc, s'échelonnaient des villes, fondées jadis parles Phéniciens et les Carthaginoise Places

Th. Fischer, Mittelmeerbilder, II, p. 372. Klle fut adoptée, à défaut de rempart, dans des villes d'Afrique, au temps de la dominatiou vandale : Procope, Aedif., VI, 6, 3 (à Hadrumète); Bell. Vand., 1, 16, 9 (à Sullecthe).

1. Vestiges d'une citadelle îibyque à Ksar Mahidjiba : Gsell, Allas archéol. de l'Algérie, f^ 17 (Coiistauline), n" 172; a Sidi Jdidi, entre Zaghouane et Hammamet : Carton, Bull, de Sousse, VII, 1909, p. 93-94.

2. II en est ainsi dans des villages de lAurès, dont les maisons s'étagent sur ua pilon et sont dominées par la guelaa, à la fois forteresse et grenier commun. Conf. supra, p. 197.

3. Mention de ces observatoires dans les villages d'Espagne, qui ressemblaient tant à ceux d'Afrique. Bell. Hisp , VHI, 3 : « In liis (locis) habent spéculas et propter altitudinem late longeque prospiciunt. »

Page 1