‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 26 sur 319 · Fr. h. G., III, p · texte numérisé non relu

Fr. h. G., III, p

3. XVII, 3, i-23. Sur cette partie du traité de Strabon, voir F. Strenger, Strabos Erdkunde von Libyen (Berlin, 1913).

4. XVII, 3, 12 : Adherbal assiégé dans Utique [au lieu de Cirta]. Gelte erreur est bien étrange de la part d'un homme qui avait écrit une histoire où la guerre de Jugurtha contre Adherbal était certainement racontée. On peut se demander

Il devait s'intéresser assez peu à une contrée qui, — sauf (]arthage, — n'avait joué aucun rôle dans le développement de la civilisation : or, aux yeux de Strabon, la géographie était surtout un enseignement pour les hommes politiques, l'explication des grands événements historiques dont le monde avait été le théâtre'. Il n'avait pas visité la Berbérie- : il fallait donc qu'il en parlât d'après d'autres. Il ne se soucia guère d'en présenter un tableau qui fût l'image du pays à l'époque où il publia son livre. Il mentionne la mort récente de Juba II, auquel son fils Ptolémée avait succédé^ : ce qui survint en 23 ou 24 après J.-C. Strabon était alors âgé d'environ quatrevingt-huit ans*. Il avait achevé sa Géographie beaucoup plus tôt, probablement vers l'an 7 avant notre ère ^ Il s'agit donc d'une addition, et ce qui le prouve, c'est que, dans un autre passage, il parle de Juba comme d'un homme vivant*. Addition qui s'explique sans peine : le roi de Maurétanie était assez célèbre pour que le bruit de sa mort se fût répandu rapidement jusqu'en Asie Mineure, où Strabon vieillissait dans la retraite. Mais il ne dit rien des guerres qui se livrèrent en Afrique sous Auguste et sous Tibère, des colonies qu'Auguste y fonda ^; il

si la faute ne doit pas être imputée à ua copiste. — XVII, 3, i3 : les deux Hippones qualifiées de résidences royales, ce qui ne fut jamais le cas pour Hippo Diarrhytus (Bizerte). — XVII, 3, U)(au début) : l'île de Cossura (Kôpao-jpa), placée au milieu du golfe de Garihage, probablement par suite d'une confusion avec jEgimure (que Strabon mentionne aussi); un peu plus loin, Cossura (Koao-oupoi;) est indiquée où elle devait l'être. — Par une erreur qu'il emprunte sans doute à Posidonius, Strabon (III, o, 5) met les Autels des Philènes (ou de Philène) entre les deux Syrtes; ailleurs (XYII, 3, 20), il connaît leur place exacte, sur la grande Syrte.

Page 1