Il était né vers 04 avant J.-G
5. Voir E. Paib, Ricerche storiche e geograjîche sull'Italia antica (Turin, 1908). p. 631 et suiv.
6. VI, 4, 2. Au livre XVII (3, 12), il indique que Salda (Bougie) est la limite du pays appartenant à Juba et de celui qui appartient aux Romains. Gela a dû être écrit du vivant de Juba.
7. Il mentionne (XVII, 3, 15) la restauratioa de Carthage par Jules César et
indique comme détruites des villes qui, sous cet empereur, étaient relevées'. Même lorsque l'ouvrage fut composé, il n'était pas au courant en ce qui concernait l'Afrique. Strabon omet, par exemple, l'expédition qu'en 20 avant J.-C, le proconsul Cornélius Balbus fit en plein Sahara, jusqu'au pays des Garamantes, et qui fut pour la géographie un événement fort important. Il mentionne une conversation qu'il avait eue avec un successeur de Balbus en Afrique, Cn. Piso (probablement Cn. Calpurnius Piso, qui fut consul en 23 avant notre ère); ce personnage lui expliqua que le désert africain, avec ses oasis, ressemblait à une peau de panthère, parsemée de taches ^ Mais, assurément, Strabon put recueillir ce propos sans se livrer, auprès de son interlocuteur, à une enquête approfondie sur la Libye. En somme, sauf les mentions de Juba et de Ptolémée, et aussi celle de la condition administrative faite à la province romaine en l'an 27 avant J.-C.% il ignore ce qui s'est passé en Afrique après Jules César. Il lui arrive même d'attribuer au présent un passé qui remontait au delà de l'expédition du dictateur contre Juba I" et les Pompéiens \
Il avait écrit ^ une Histoire qui s'étendait depuis l'année 144 jusqu'à 31 ou 27. Dans quelques passages de sa Géographie^ il a mis à profit les connaissances qu'il avait acquises en compo-
ajoute qu'elle est redevenue très florissante. Mais il ne dit pas que cette prospérité fut due surtout à un nouvel envoi de colons par Auguste.