‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 260 sur 319 · Qui a pu être une ville indigène · texte numérisé non relu

Qui a pu être une ville indigène

Zili(Azila), Lixus (sur l'oued Lekkous), Sala (auprès de Rabat)'. Dans la ville du Soleil {Maqom Shemesh), c'est-à-dire à Lixus^ il y avait un atelier monétaire royal sous Bocchus le Jeune et sous Juba II -. Mais on ne retrouve plus de traces des colonies, fondées jadis par Ilannon : ni de celle qu'il établit, en deçà de Sala, à l'embouchure de l'oued Sebou ^, ni de celles qui s'échelonnaient au delà du cap Cantin *. Elles avaient été sans doute abandonnées ou détruites ^ Une de ces colonies s'était peut-être élevée à Mogador; pourtant, quand Juba II créa en ce lieu des teintureries de pourpre''', il paraît avoir trouvé la place vide \

Si la ville était le cadre qui convenait aux Phéniciens, le village était celui qui suffisait à la plupart des sédentaires indigènes. Lieu de concentration de paysans cultivant les terres environnantes, il n'était pas, en général, destiné à accueillir une population très nombreuse. Les conditions matérielles

1. T. II, p. KiG, 167, 170, 172, 174. 170; ici, p. 130, n. 4. Strabon (XVII, 3, 2 et 6) mentionne Zélis et Lixos; Mêla (III, 107), Lixus et Sala. Il est très probable qu'il mentionnait aussi Zili, et qu'il savait, pour des raisons personnelles, qu'Auguste y avait fondé une colonie : voir plus haut, p. 22. Sur la Méditerranée,, il donne par erreur à Rusaddir le nom de Rusigada (I, 29). — Pour la petite ville de Trigx, ou Lygx, que Strabon (XVII, 3, 2 et 8) signale près du cap Sparlel et qui n'était probablement pas une colonie phénicienne, voir t. II, p. 169-170. Au temps du roi Juba II, Agrippa (cilé par Pline, V, 9) indiquait un • oppidum in promunturio Mulelacha », au delà de Lixus et avant l'embouchure de l'oued Sebou (pour le site exact, voir Tissot, dans Mémoires présentés à l'Acad. des Inscr., IX,. 1" partie, p. 221-3).

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