‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 261 sur 319 · T. I, p. 483; t. Il, p · texte numérisé non relu

T. I, p. 483; t. Il, p

5. Gonf. t. I, p. 507, n. 4; t. II, p. 179-180. 0. Gonf. supra, p. 212, n. 8.

7. Pline l'Ancien, VI, 201 : « Paucas (insulas) modo conslat esse ex adversO'.j

Autololum a luba repertas, in quibus Gaetulicam purpuram tinguere instituerai. Vers le début du règne de Juba, Agrippa (apud Pline, V, 9) indiquait, en deçà diij promunturium Solis (cap Cantin), le porlus Rutubis (baie de Mazaghan?) et, au delà du cap, le porlus Rhyssadir (à Mogador?); il ne marquait pas que, dans cesports, il y eût des villes.

qui limitaient son développement donnaient à ses hôtes, se succédant de génération en génération, l'habitude et le goût d'une communauté d'existence restreinte, d'un particularisme cantonal, très opposé, par exemple, à la large sociabilité des Gaulois. C'est dans des villages que vivent encore et se plaisent à vivre beaucoup de Berbères : en Kabylie, dans l'Aurès, dans le Rif, dans le Moyen et le Haut-Atlas \

Cependant les textes grecs et latins mentionnent dans les royaumes indigènes des villes, riôXeiç, urbes, oppida. 11 est vrai que le mot tiôX'.ç a été appliqué abusivement à des villages et à des bourgs -, mais, quand on l'oppose à xcôar, (« village ») ^, il désigne bien une ville. De même, quand les Latins se servent des termes oppida castellaque \ ils entendent parler de villes et de villages.

Sur quoi reposait cette distinction? Pour des étrangers, ce devait être surtout une affaire d'impression : une ville était un lieu plus peuplé, plus animé, de meilleure apparence qu'un village. Quant à nous, il nous est presque toujours impossibled'apprécier l'étendue des centres habités sous la domination des rois : il n'en subsiste rien, ou presque rien, sous les ruines ou les bâtiments appartenant à des âges plus récents. Du reste, ce n'est pas nécessairement l'espace, plus ou moins large, couvert par des maisons, qui fait ici la ville, là le village. Dans des pays très fertiles, il y avait sans doute certains bourgs plus grands que telle cité fondée jadis par les Carthaginois sur la côte.

On peut sans hésitation qualiher de villes les centres où, comme dans de vieilles colonies puniques, ont été frappées des

1. Au Sahara, on doit nécessairement s'entasser dans les rares lieux où l'eau permet la culture : de là, l'existence de villes. Mais ce n'est parfois qu'une apparence : plus d'une de ces villes est, en réalité, le groupement inévitable deplusieurs villages, dont chacun est enfermé dans une enceinte.

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