Conf. t. I, p
5. Très nombreux textes (conf. supra, p. 240, n. 2). C'est ainsi que Salluste désigne le plus souvent les villes (Jug., XII, 3; XXI, 2 et 3;- XXIX, 4; etc.) Voir aussi Bell. Afric, XXV, 2; XCI, 2; Tite-Live, XXX, 44, 12; Pline l'Ancien, V, 1; Apulée, ApoL, XXIV, 7.
6. Salluste, Jug., V, 4; XXVIII, 7; LVI, 1; LXI, 1; LXXXVIII, 4. Tite-Live, XXX, 12, 22; XXX, 44, 12.
mentionnent les murs, les portes de Vaga, Sicca, Cirta, Zama, Capsa, Thala'. Quelques ruines de remparts subsistent çà et là^ Quoiqu'ils ne fussent pas toujours d'une solidité à toute épreuve -^ on les construisait généralement avec plus de soin que ceux des villages. On les flanquait volontiers de tours*. A Yaga ^ et sans doute dans d'autres villes, il y avait une citadelle, arsenal et réduit de la défense.
Divers témoignages anciens nous apprennent que les villes et les villages fortifiés {oppida et castella) abondaient dans la partie orientale de la Numidie, c'est-à-dire dans le centre et le Nord-Ouest de la Tunisie et dans le Nord-Est de l'Algérie. Masinissa. dépouillant Carthage, en avait pris une fois plus de soixante-dix, une autre fois cinquante". D'après Salluste' et Strabon % qui copient probablement ici Posidonius ^, la Numidie occidentale (limitée à l'Ouest par la Moulouia) était moins riche en édifices, moins florissante, moins bien pourvue, quoique la terre y fût plus productive et la population plus dense : la vie urbaine y était donc moins développée. Nous savons par l*omponius Mêla '" qu'il y avait, à l'intérieur de la xVlaurétanie,
i. V. infra, à ces villes.