‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 269 sur 319 · III · texte numérisé non relu

III

des villes, qu'il qualifie de petites et qui n'étaient sans doute pas nombreuses : il n'en nomme que deux ou trois*.

Au delà de ces contrées voisines de la Méditerranée, les villes faisaient défaut, selon le même auteur^ : on pénétrait dans la vaste zone, s'étendant de l'Océan aux Syrtes, dont les habitants étaient les nomades appelés Gélules. D'autres affirment que les Gétules n'avaient pas de villes \ Il s'en était pourtant fondé quelques-unes dans les régions qu'ils parcouraient avec leurs troupeaux : l'auteur du Bellum Africum en mentionne deux, sans les nommer^; Capsa, Theveste, Thala étaient en Gétulie. Mais c'étaient des sortes d'oasis dans des pays qui, par leur solitude, semblaient des vestibules du désert'. On voit que, sauf quelques exceptions, la vie urbaine ne dépassait pas le Tell et qu'elle décroissait de l'Est à l'Ouest ^

Quant aux villages, leur existence était liée au développement de l'agriculture, qui, sous Masinissa et ses successeurs, se répandit largement dans la Numidie occidentale : il est donc probable que celle-ci n'en manquait pas plus que la Numidie orientale.

Nous trouvons dans les textes des mentions d'un petit nombre de villes indigènes, dont l'emplacement ne nous est pas toujours connu : on ignore, par exemple, où s'élevaient Meschela, Acris, Milliné, que des Grecs prirent ou s'efîorcèrent de prendre à la fin du iv" siècle^; Narcé, ville du royaume de Masinissa^;

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