Salluste, Jug., XXI et suiv
12. Appien {Bell, civ., II, 96) dit de Cirta : r, paucXeiov r,v 'lo6a. L'auteur du Bellum Africain (XXV, 3) la qualifie d' « oppidum opulentissimum eius [= lubaej resni ».
Elle était, dit Strabon % très bien fortifiée-. Il eût pu suffire de barrer l'isthme ; cependant il semble que des remparts aient été élevés ailleurs, sur les bords abrupts du plateau ^ Il y avait sans doute une citadelle au point culminant, là oîi fut plus tard le Capitole romain, la kasba arabe et turque.
On vantait l'opulence de Cirta\ Micipsa surtout eut à cœur de rembellir\ Il ne reste que de bien pauvres débris des monuments de cette époque ^, qui devaient être apparentés au beau mausolée du Khroub, construit au second siècle, non loin de la vieille cité^ Résidence de princes dont le punique était la langue officielle, grande place de commerce, Cirta s'était ouverte à la civilisation phénicienne ^ En dehors de Carthage, c'est à Constantine qu'on a trouvé le plus d'inscriptions puniques, dédicaces aux dieux carthaginois Baal Hammon et Tanit Pené Baal, faites par des gens qui portaient presque tous des noms phéniciens ; la plupart de ces inscriptions datent certainement de l'époque royale®. D'outre-mer venaient des Grecs et des Italiens, attirés par la cour et par le négoce '". Cirta était même visitée par des Éthiopiens, qui vivaient au delà de l'Atlas marocain".