Atlas Algérie, f 17 (Constantine), n
l'étendue du plateau, il n'y a que quelques poches d'eau ^ : avant que des aqueducs romains fussent allés capter des sources plus ou moins éloignées de la ville, celle-ci devait compter sur les pluies. Cependant, de grands rois se sont accommodés de cette forteresse et l'ont aménagée le mieux qu'ils ont pu.
On admet d'ordinaire que Cirta {Cirlha dans quelques textes)* est un nom d'origine phénicienne, ayant le sens de « ville ». Cela est très douteux : sur des monnaies de Cirta à 'légendes néopuniques, le mot est écrit KRTN (= KirthanY, avec un kaph au début, tandis que le terme phénicien qui signifiait ville s'écrivait (jRT (Qart), avec un goph.
Cirta est mentionnée pour la première fois vers la fin de la seconde guerre punique. Elle servait alors de capitale à Syphax, roi des Massesyles* : Masinissa, après la défaite de Syphax, y trouva la Carthaginoise Sophonisbe, femme de ce dernier^ Rome lui ayant confirmé la possession de Cirta*', il en fit à son tour sa capitale ^ Il y mourut en 148 avant notre ère*. Ce fut ensuite la résidence de Micipsa^ et d'autres rois'". Adherbal y fut assiégé pendant plusieurs mois par Jugurtha'^ Elle resta une capitale jusque sous le dernier roi de Numidie, Juba I"'^^ qui, pourtant, préférait habiter Zama.