‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 31 sur 319 · Cela n'est pas certain · texte numérisé non relu

Cela n'est pas certain

4. Josèphe, Antiq. Jud,, XIV, 8, 3, 139. Slrabon cite cet Hypsicrate dans sa Géographie, VII, 4, 6; XI, 5, 1.

6. C'est sans doute d'après Ératosthène qu'il mentionne le Périple d'Ophélas (XVII, 3, 3) et Timosthène (XVII, 3, 6). Peut-être a-t-il eu recours à Polybe pour ce qu'il dit de la Carthage punique et du rôle civilisateur de Masinissa (XVII, 3, 14 et 15). Mais on ne saurait l'affirmer. En tout cas, rien n'indique qu'il ait fait usage du livre de VHistoire de Polybe consacré spécialement à la géographie.

7. XVII, 3, 2 et 8 (mais ces citations peuvent être empruntées à Artémidore; de même, III, 5, 5). Voir aussi I, 3, 2. Certaines indications de mesures, données par Strabon, doivent venir d'Ératosthène; d'autres viennent peut-être d'Artémidore.

8. XVII, 3, 2 et 8 (où il le critique). Voir aussi III, 4, 3; III, 5, 5.

9. XVII, 3, 4; ibid., 10 où il le critique). Voir aussi III, 3, 3.

10. Pour la forme du continent africain, il adopte tanlôt l'opinion d'Ératosthène, qui en fait un triangle rectangle, tantôt celle de Posidonius, qui en fait un trapèze : XVII, 3, 1 et 2; II, 5, 33; conf. ici, t. I, p. 503, n. 2.

11. Strabon décrit l'Afrique septentrionale en allant de l'Ouest à l'Est. C'est aussi l'ordre que suivait Artémidore, dont les six premiers livres étaient consacrés à l'Europe, le septième à la Libye, les suivants à l'Egypte et à l'Asie. D'après le plan général de son ouvrage, Strabon aurait dû suivre l'ordre inverse.

l'abréger. L'emploi de Posidonius est admissible pour les développements relatifs à la faune, à la flore, aux mœurs des indigènes. On voit donc qu'à l'exception de quelques détails, Strabon nous fait connaître, — très parcimonieusement, — une Afrique déjà vieille, l'Afrique d'Ératosthène, à la fin du lu^ siècle, surtout celle d'Artémidore et de Posidonius, à la fin du second et au début du premier siècle.

Pomponius Mêla publia sa Géographie en l'année 44 de notre ère^ Mais, comme Strabon, il fit usage de sources plus anciennes : c'était un lettré bien plus qu'un savant, et son œuvre dénuée d'originalité, ne témoigne nullement de recherches étendues. Il appréciait fort Sall.uste comme écrivain : il n'est donc pas étonnant qu'il lui ait emprunté une légende relative aux Autels des Philènes -. Il n'avait pas besoin d'être très instruit pour savoir que Juba II avait eu pour capitale une ville nommée précédemment loi et appelée par lui Caesarea^. Il pouvait aussi savoir sans peine qu'une colonie romaine avait été fondée à Zili \ sur la côte océanique de la Maurétahie, car il était originaire de Tingentera, ville espagnole où des gens de Zili avaient été transportés sous Auguste ^ Dans sa description des côtes de l'Afrique septentrionale*', ce sont les deux seuls passages qui se rapportent à des temps postérieurs au début de l'Empire. Mêla a donc eu recours à une source plus ancienne, postérieure cependant à Jules César'.

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