‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 33 sur 319 · Conf. I. I, p. 474, n · texte numérisé non relu

Conf. I. I, p. 474, n

du Nord. Quoi qu'il en soit, la courte description que Mêla nous a laissée de cette contrée et qui ne dépasse guère le littoral, ne date pas. comme son livre, du milieu du premier siècle de notre ère; elle remonte, en réalité, aux derniers temps de la République romaine.

Aux auteurs dont nous venons de parler, il convient de joindre de brèves indications qu'on trouve çà et là chez des Grecs ou des Latins, et qui ne sont pas toujours sûres.

L'épigraphie ajoute fort peu à l'étude des textes. Parmi les inscriptions rédigées en langue punique, on ne peut attribuer avec certitude à l'époque des rois numides qu'une série monotone d'ex-voto de Constantine*. Deux dédicaces, vraiment importantes, de Dougga sont bilingues, en punique et en libyque; l'une concerne un mausolée, l'autre, un temple de Masinissa-. Sauf plusieurs autres inscriptions de Dougga% que celle du temple de Masinissa aide à comprendre un peu, les textes épigraphiques en langue libyque datent, ou paraissent dater de l'époque romaine; on n'en déchiffre d'ailleurs que les noms propres.

La numismatique nous apporte des documents plus abondants : monnaies frappées, les unes par des rois, les autres par des cités. L. Millier en a fait, il y a plus de soixante ans, un recueil* qui est encore utile, quoique beaucoup de ses attributions soient erronées ou très contestables. Des découvertes ultérieures ou de meilleures lectures des légendes en ont rectifié un certain nombre ; un énorme trésor de deniers de Juba II, trouvé au Maroc, a notablement accru nos connaissances sur ce prince^ Mais bien des incertitudes subsistent dans Tinter-

1. J.-B. Chabol, Punica (Paris, 1918), p. 149 et suiv. [= Journal asiatique, 1917, II, p. 38 et suiv.]

2. Chabot, ibid., p. 201-220 [= Joarn. asiat., 1918, II, p. 260-279].

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