‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 35 sur 319 · Le môme, IV · texte numérisé non relu

Le môme, IV

5. Nicolas de Damas, dans Fragm. hist. Graec, III, p. 462-3, a° 136. Le nom de la peuplade est légèrement altéré ('laXyXe'jeïi;, au lieu de Ma/Xueïî), mais il n'est guère douteux qu'il ne s'agisse des Mdt-/Xue; d'Hérodote.

6. IV, 180. Chez ces Libyens, les jeunes filles se battent à coups de pierres et de bâtons dans une fête annuelle. Il en est qui meurent de leurs blessures; on dit alors que c'étaient de fausses vierges.

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montre organisant de leur mieux la famille : lorsque l'enfant d'une femme a atteint l'âge de la puberté, les hommes, dans un« assemblée qui a lieu trois mois plus tard, le déclarent fils de celui auquel il ressemble V Apparemment, si l'enfant, élevé jusqu'alors par sa" mère, était ainsi pourvu d'un père légal, c'était pour créer des devoirs particuliers entre ce père et lui. Hérodote nous apprend aussi que le mariage existait chez les Nasamons-, qui, à l'en croire, ne se refusaient aucune femme. Voici ce qu'il dit à propos de ce mariage^ : « La première fois qu'un Nasamon se marie, l'usage veut que la mariée se livre pendant la première nuit à tous les invités; chacun de ceux qui ont commerce avec elle lui donne un présent qu'il apporte^ » On peut admettre qu'Hérodote est ici bien renseigné. La même coutume existait dans l'antiquité non loin de la Berbérie, aux îles Baléares^; elle existait au moyen âge chez une peuplade du Maroc, les Ghomara''; elle a été constatée dans l'Amérique du Sud et en Océanie. On en a donné des explications diverses^ L'une d'elles reconnaît là un vestige de communisme : avant de renoncer à ses droits en faveur d'un individu, la communauté les exercerait une dernière fois. Ce n'est qu'une hypothèse ingénieuse; elle n'est guère valable pour le cas des Nasamons, puisque, chez eux, le mariage n'aurait pas eu pour conséquence la possession exclusive de la femme par son mari.

1. L. c. La même coutume est signalée par Aristole {Polit., II, 1, 13) chez certains Libyens qui vivent à l'intérieur des terres; par Mêla (1, 45) et Pline l'Ancien V, 45), faisant usage d'une même source, chez les Garamantes, lesquels habitaient en plein désert. Ce sont là, sans doute, des échos déformés d'Hérodote : voir Gsell, Hérodote, p. 194.

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