‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 36 sur 319 · tisell, l. c, p. 196. Appleton, l. c, p, 73, n · texte numérisé non relu

tisell, l. c, p. 196. Appleton, l. c, p, 73, n

Les Adyrmachides, peuple voisin de l'Egypte, ont, selon Hérodote ^, une coutume qu'on ne retrouve pas chez les autres Libyens. « Ils présentent au roi les jeunes filles qui sont. sur le point de se marier, et, si quelqu'une lui plaît, il la déflore. » Il s'agit du droit du seigneur, ou droit de la première nuit. Ici encore, Hérodote est sans doute exactement informée Ce droit, dont on connaît quelques exemples dans l'Afrique du Nord jusqu'à une époque récente % qui existait aux Canaries*, a été exercé ailleurs que chez les Berbères; personne n'ignore qu'il s'est longtemps conservé dans quelques pays d'Europe. Survivance, a-t-on dit, d'une promiscuité primitive : le bénéficiaire, chef ou prêtre, serait dans cette circonstance le représentant de la communauté. Mais d'autres explications ont été proposées''; peut-être la meilleure est-elle l'hypothèse d'un privilège que se serait arrogé le plus fort.

A Sicca (Le Kef, en Tunisie), des femmes se prostituaient aux visiteurs, dans le sanctuaire d'une déesse que les Latins appelaient Venus. Etait-ce là une coutume d'origine indigène? Il se peut; mais il est possible aussi qu'elle ait été importée en ce lieu par des étrangers. Phéniciens ou autres''. C'est à une tribu arabe, et non berbère, qu'appartiennent les filles des Ouled Naïl, qui, maintenant encore, font ouvertement le métier de courtisanes, pour amasser une dot\ Et l'on ne saurait assigner sans hésitation des origines fort lointaines à la facilité avec laquelle certaines femmes ayant un caractère sacré, puisqu'elles sont plus ou moins maraboutes, se livrent au premier

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