‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 8 sur 319 · Voir ibid., p · texte numérisé non relu

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pas précédé en Berbérie les ancêtres des Berbères'. Au Sahara, c'est à eux, sans doute, qu'il faut attribuer cet outillage néolithique dont l'abondance et la perfection étonnent, où dominent les flèches, armes favorites des peuples de l'Afrique intérieure, mais auxquelles les Libyens ont préféré les javelots^. Ce sont ces Ethiopiens qui ont étendu leurs champs le long des vallées que des rivières parcouraient encore; qui, plus tard, ont dû se grouper en des lieux privilégiés, où, par la culture du palmier el l'aménagement de l'eau, ils ont constitué des oasis.

En ces temps, ils n'obéissaient pas à des maîtres venus du Nord. De véritables nations s'étaient formées chez eux : entre autres, les Pharusiens ou Pérorses, au Sud du Maroc; les Nigrites, au Sud de l'Algérie^; les Garamantes*, « peuple fort nombreux, » dit Hérodote ^ qui occupaient le Fezzan® et avaient à leur tête un roi^ Ces peuplades, du moins certaines d'entre elles, avaient des instincts guerriers; elles disposaient de chevaux et de chars*. Au v" siècle avant J.-C, les Garamantes allaient, à travers le désert, faire la chasse à des Ethiopiens troglodytes^; vers la fin du premier siècle de notre ère, leur domination s'étendait sur une partie du Soudan'".

Les noirs qui habitaient le Sahara n'ignoraient assurément pas les Libyens, ni les colons ou les conquérants, Phéniciens,

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