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5. Cœlius, apud H. Peter, Histor. Rom. fra,gin., p. 107. n° 55. Tite-Live, XXIV, 49, 5 (ailleurs, il se sert du mot Mauri). Pline l'Ancien, V, 17 : « Maurorum,... quos plerique Maurusios dixerunt. » Festus Aviénus, Ora marit., 345.
6. Virgile, Lucain, Silius Ilalicus, Claudien, Corippus, etc.
7. Gsell, Inscr. lat. de VAhjérie, I, 2 033 et 3 059. L'adjectif latin correspondant est Mauricus : Varron, apud Aulu-Gelle, II, 25; Ammien Marcellin, XXVI, 4, 5; Corippus, Joh., II, 137; C. /. L., VIII, 8 435, 9 327; etc.
8. XVII, 3, 2 : « ceux qui sont appelés Maupoûaioi par les Grecs, Maûpoi par les Romains et par les indigènes ».
9. Josèphe, Ant. Jad., l, 6, 133; Bell. Jud., II, 16, 381. Lucien, Quom. hist. conscr., 28 et 31. Pausanias, I, 33, 5; VIII, 43, 3. Oppien, Cyn., I, 289. Dion Cassius, LX, 9 (il emploie aussi la forme Maupoùatot : LX, 8). Etc. Etienne de Byzance, citant Asinius Quadratus (m" siècle) : Mot-jpoûaioi /al Maûpoi.
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en usage chez les indigènes était, ajoute Strabon, le même que chez les Romains; il devait donc ressembler beaucoup plus à Mauri qu'à Maupo'ja-Lou Nous n'avons aucun exemple de la forme punique*.
Diverses étymologies ont été proposées dans l'antiquité et de nos jours ^ Il faut naturellement écarter celle que donnait le récit contenu dans les libri Punici du roi Hiempsal et reproduit par Salluste^ : Mauri aurait été une déformation par les indigènes du nom des Medi, des Mèdes, compagnons d'Hercule avec des Perses et des Arméniens. Il faut aussi rejeter l'étymologie qu'on a tirée du mot grec [j.a'jpo^ (pour k^aupôq), « obscur», et qu'on a prétendu expliquer par le teint foncé des indigènes* : sans avoir besoin d'autres arguments, constatons'^ que les Grecs disaient Maupoûo-ioi; ils n'ont adopté que par exception la forme Maùpot., d'après l'usage latin. Il se peut, du reste, que l'existence en leur langue du mot [j.aCipo; et le teint basané des Maures y aient contribué*^, mais c'eût été par un simple jeu de mots.
Le célèbre hébraisant Bochart' a mis en avant une étymologie phénicienne, que beaucoup ont jugée séduisante^. Il
1. Salluste (Jug., XVIII, 10), cilant les libri Punici du roi Hiempsal, écrit : « Nomea eorum [des Mèdes] paulatim Libyes conrupere, barbara lingua Mauros pro Médis adpellantes ■• Il est àpcroire que, dans le texte punique. les deux noms désignant les Mèdes et les Maures avaient plus de ressemblance que les mots latins Medi et Mauri : autrement, cette origine attribuée au nom des Maures ne se comprendrait pas (conf. t. I, p. 335).
2. Je laisse de côté des étymologies invraisemblables, entre autres celle de Sabatier (/?eu. d'anthropoL, 1884, p. 414), alléguant un mot berbère qui signifierait les Montagnards, et celle de Judas (Sur Vécrilure et la langue berbères, p. 27), qui retrouve ici un nom punique signifiant les Troglodytes.