Conf. supra, p
5. Strabon, II, 3, 4; XVII, 3, 2. Plutarque, Serlorius, 7. Élien, Nat. anim., V, 54. Etc.
6. Vitruve, YIII, 2, 16 : • Maurusia, quam nostri Mauretaniam appellant. » Cicéron, Pro SuUa, 20, 56; César, Bell, civ., I, 6, 3; Salluste, CatiL, XXI, 3; etc. Des auteurs grecs de basse époque se servent du mot latin : Plolémée, IV, 1, 1 (p. 572); Dion Cassius, XLIII, 3, 1; Procope, Bell. Vand., II, 13, 19; etc.
avoir calqué cette forme sur celles qu'ils avaient adoptées pour des noms de contrées espagnoles : Turdetaiiia^ Carpetania '.
Le royaume des Maures existait dès le milieu du iv® siècle avant J.-C. -, peut-être même plus tôt^, et les Carthaginois, qui avaient des colonies sur la côte du Maroc, entretenaient des relations avec les souverains de cet Etat*. A la fin du III® siècle, est mentionné un roi des Maures, Baga, prince puissant ^ Un siècle plus tard, Bocchus, beau-père de Jugurtha, régnait, dit Salluste % sur tous les Maures.
Ce royaume, groupant un certain nombre de tribus auxquelles fut étendu le nom de Maures, faisait face au Nord à l'Espagne et était baigné à l'Ouest par l'Océan \ Il ne semble pas s'être avancé très loin vers le Sud. De ce côté, il était bordé par des peuplades indépendantes, du moins à l'origine, que l'on appelait Gétules et dont nous reparlerons ^
A l'Est, un fleuve, la Mulucha % formait, dans son cours inférieur, la limite entre les deux royaumes de Maurétanie et de Numidie, pendant la seconde moitié du ii*^ siècle, aux temps