‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 89 sur 319 · Jug., XIX · texte numérisé non relu

Jug., XIX

7. Inscription d'Hannibal, apud Polybe, III, 33, 15. Cœlius, dans Peter, Hist. Rom. fragm., p. 107, n° 55. Tite-Live, XXIV, 49, 5; XXIX, 30, 1. Appien, Lib., 106. Salluste, Jug., XIX, 4. Strabon, XYII, 3, 2 et suiv. Etc.

8. Quand les rois maures étendaient ou prétendaient étendre leur autorité sur les Gétules, leurs États confinaient au Sud avec les pays que les Éthiopiens habitaient, au delà du Haut-iVtlas : v. supra, p. 10, n. 1 et 3; conf. Pline l'Ancien^ XIII, 91 : « Atlas mons ... Gonflnes ei Mauri. »

9. La question de la Mulucha, fleuve frontière, a été très débattue : voir, entre autres, Tissot, dans Mémoires présentés à l'Acad. des Inscriptions, IX, 1" partie (1878), p. 142-7 (il me paraît avoir vu juste); La Blanchère, dans Bull, de corresp. afric, II, 1884, p. 136-146; Tau.xier, dans Rev. afric, XXIX, 1885, p. 41 et suiv.; Gat, Maur. César., p. 32-38; Strenger, Strabos Erdkunde von Libyen, p. 72-74.

de Micipsa et de Jugurtha : ce qu'atteste Salliiste '. Strabon, qui se sert peut-être ici' d'Artémidore (vers 100 avant J.-C), ou de Posidonius (un peu plus tard), indique la Mulucha (MoXoyàO) comme limite entre les Maures et les Masfesyles ^, et le contexte permet d'identifier ce fleuve avec la Moulouia. Syphax, roi des MasfEsyles à la fin du m" siècle, possédait Siga, qui était même une de ses capitales ^; cette ville était située à environ 90 kilomètres à l'Est de la Moulouia * : ce qui confirme le témoignage de Strabon ^ Le royaume masaesyle tomba, après Syphax, entre les mains de Masinissa, roi des Massyles, et de ses successeurs Micipsa et Jugurtha : nous venons de voir que la Mulucha était la frontière occidentale de leurs Etats, ainsi agrandis. Sous le double nom de Mulucha et de Malva, la Moulouia servit encore de limite, au milieu du premier siècle avant notre ère, entre deux rois maures ^; puis, en l'an 42 après J.-C. et pendant des siècles, entre les deux provinces romaines de Maurétanie Césarienne et de Maurétanie Tingitane '.

Il est vrai qu'un auteur copié par Pomponius Mêla ^ et par Pline l'Ancien ^ mentionnait un fleuve Mulucha, qui, d'après ses indications, devrait être identifié, non pas avec la Mou-

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