‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 90 sur 319 · Voir t. II, p. 164; III, p. 185, n · texte numérisé non relu

Voir t. II, p. 164; III, p. 185, n

4. Gseli, Atlas archéol de l'Algérie, f" 31 (Tlerncen), u" 1.

5. Du reste, Strabon ajoute (XVII. 3, 9) que ce pays des Masœsyles, limité par la Molochath, avait eu successivement pour maîtres Syphax. dont la capitale était Siga, puis Masinissa, Micipsa, etc.

6. La limite des deux provinces romaines était, dit Pline (V, 19), la même que celle des deux royaumes de Bocchus et de Bogud (contemporains de César), et Siga appartenait à la Maurétanie de Bocchus, celle de l'Est.

7. Ptolémée (IV. 1,3, p. 583-4) mentionne les fleuves MoloyàQ et MaXoûa, qui sont, en réalité, le même cours d'eau. H dit que l'embouchure de la MaÀoûa forme la frontière entre les deux provinces (IV, 1, 4, p. 584; IV, 2, 1, p. 592). Même indication dans l'Itinéraire d'Aulonin, édit. Parthey et Pinder, p. 5 (Jlumen Malva). Voir aussi Paul Orose, Adv. pag., I, 2, 93 et 94. Pline (V, 18) appelle Malvane ce fleuve, qu'il place, comme il convient, entre Rhysaddir (Mélilla) et Siga.

louia, mais avec un cours d'eau situé bien plus à l'Est, — et à l'Est aussi de Siga, — soit la Macta, soit plutôt le Ghélif. Cependant Mêla et Pline ajoutent que ce fleuve avait formé limite « entre des royaumes, ceux de Bocchus et de Jugurtha », dit l'un *, « entre Bocchus et les Masaesyles », dit l'autre ^. Or, comme nous savons par ailleurs que cette limite était à l'Ouest de Siga et à l'embouchure de la Moulouia, il faut en conclure que l'auteur de Mêla et de Pline a commis une erreur. Pourquoi s'est-il ainsi trompé? Peut-être la Macta ou le Chélif ontils porté, comme la Moulouia, le nom de Mulucha *; peut-être un de ces fleuves a-t-il servi de frontière à Bocchus, après que Rome lui eut permis de joindre à ses Etats une partie du royaume de Jugurtha ^ : une de ces deux hypothèses, ou les deux réunies pourraient expliquer la confusion. Mais ce qui est certain, c'est qu'auparavant, la Moulouia formait la limite du royaume des Maures, et que, plus tard, elle redevint un fleuve frontière. De nos jours encore, on a souvent soutenu qu'elle devrait être la limite commune de l'Algérie et du Maroc. Pourtant, ce ne sont pas des raisons géographiques qui peuvent être légitimement invoquées ^ : le cours inférieur de la

i. Mêla, l. c. : » Mulucha ilie quem diximus amnis est, nuac gentium, oliui regaorum quoque termiuus, Bocchi lugurlhaeque. • Un peu plus haut (I, 25), Mêla meutionae, en elîet, la Mulucha, qui est. dit-il, la limite de la Maurétanie, comme il dit (I, 30) qu'elle esl la limite de la Numidie. Après la guerre de Jugurtha, la frontière du royaume maure avait été reportée plus à l'Est, mais Mêla (ou plutôt sa source) n'en fait pas moins commencer à la Mulucha le pays des Numides, dont les Mastesyles faisaient partie.

2. Pline, Le.:* Amnis Mulucha, Bocchi Masaesylorumque finis. • On peut supposer que la source commune indiquait la Mulucha à la fois comme la limite des Maures et des Masœsyles, et comme celle des royaumes de Bocchus et de Jugurtha. Dans Mêla, l'antithèse « nunc gentium, olim regnurum quoque » serait une addition : conf. supra, p. 22, n. 7.

3. Les noms antiques de ces deux fleuves ne sont pas connus avec certitude : voir Gsell, Allas archéol. de V Algérie, i" 21 (Mostaganem), u" 11, et fMl (Bosquet), n" 3. Si le Ghélif s'appelait XuXt[j,(i6, nom indiqué par Ptolémée (IV, 2, 2, p. 594), on pourrait admettre une confusion avec le nom Mr/Ao/àO, par une inlerversion du 7 et du (;..

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