‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 91 sur 319 · Conf. A. Bernard, Les confins algéro-marocains, p · texte numérisé non relu

Conf. A. Bernard, Les confins algéro-marocains, p

Gsell. — Afrique du Nord. 'v^. '

Moulouia ne sépare nullement des régions distinctes ; les cloisons naturelles des deux contrées se trouvent, soitplusàl'Est, soitplus à l'Ouest, et, depuis les temps antiques, les maîtres du Maroc et ceux de l'Algérie occidentale se sont rarement arrêtés à cette Moulouia* . Elle a été dans le passé une limite conventionnelle : rien de plus.

A la fin du second siècle et au milieu du premier, la frontière du royaume de Maurétanie fut avancée vers l'Est, dans la contrée qu'on appelait la Numidie : elle atteignit sur la Méditerranée l'embouchure de l'Ampsaga (oued el Kebir), au Nord- Ouest de Gonstantine. Ce fut aussi la frontière orientale de l'une des deux provinces formées après l'annexion du royaume par Rome, la Maurétanie Césarienne. Le nom Mauri suivit cette progression. Il s'étendit même beaucoup plus loin que le nom Mauretania, qui resta confiné dans les limites des provinces romaines auxquelles il fut donné. On en vint à appeler Mauri tous les indigènes de la Berbérie, même ceux qui vivaient dans les autres provinces africaines ^.

Déjà, l'auteur du récit de la campagne de Jules César qualifiait de Mauri des cavaliers numides % et Horace de Maura l'eau des Syrtes *. Au ii^ siècle de notre ère, un historien, —

1. Ibn Khaldoun {Hisl. des Berbères, trad. de Slane, I, p. 194) indique pourtant la Moulouia comme la limite du Maghreb el Acsa.

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