‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 112 sur 357 · Ibid., XXXVII, 4; voir aussi XXXVllI, 2, et XXXIX · texte numérisé non relu

Ibid., XXXVII, 4; voir aussi XXXVllI, 2, et XXXIX

0. Comine le pense Veilh, p. 797-9. M. Holmes croit qu'il s'agit du koudiat er Ressas, situé un kilomètre plus au Sud, à 4 kilomètres à vol d'oiseau de la iner. Mais il paraît impossible d'admettre qu'en moins d'une demi-heure, César ait pu occuper toutes les croupes situées au Nord du koudiat er Ressa?. D'autre part, cetle colline est située presque en face de l'emplacement d'Uzitta. Or, après s'être rendu maître de la croupe où était le poste des Numides, César avait encore du chemin à faire, soit au pied du plateau, soit sur le plateau même, pour parvenir a hauteur de la ville et du camp de Scipion, établi en arrière d'Uzitta : voir B. A., XLl, 2; XL VU, 2; XLIX, 1. Il convient donc, à mon avis, de chercher le poste des Numides au Nord du koudiat er Ressas, c'est-à-dire au koudiat el Guehla.

croupes les plus voisines de la mer', et il arriva ainsi à peu de distance de celle qui portait la dernière tour, défendue par les Numides. Il s'arrêta alors un peu, afin de reconnaître la nature des lieux. Pour couvrir les positions qu'il venait de s'assurer, il commanda à ses légionnaires d'établir un retranchement k. mi-pente, tandis qu'il déployait sa cavalerie au pied du plateau^ de manière à protéger les travailleurs, s'il en était besoin^.

Informés, — un peu tard, — de la marche du dictateur,. Scipion et Labiénus firent sortir toute leur cavalerie et la rangèrent en bataille. Ils lui ordonnèrent d'avancer jusqu'à environ 1 000 pas de leur camp; dans l'intervalle, à moins de 400 pas du camp ils placèrent en seconde ligne les troupes d'infanterie ^ Puis, les cavaliers avancèrent encore et arrivèrent à 1 500 pas de la ligne de défense des Césariens. Il était impossible à ceux-ci de continuer le retranchement dans ces conditions : César leur donna l'ordre de suspendre le travail^.

Il fallait qu'il se débarrassât des Numides qui, sur son flanc gauche, occupaient une des croupes de la bordure du plateau. Un escadron d'Espagnols, soutenu par une petite troupe de fantassins armés à la légère, fut chargé de cette tâche. Les barbares qui ne furent pas faits prisonniers s'enfuirent du côté opposé à celui d'où venait l'attaque, c'est-à-dire vers le Sud- Ouest % poursuivis par les vainqueurs.

1. B. A., XXXVIIl, 1 : « Postquam Caesar ad iugum... ascendit atque in unumquemque collem turrem castellaque facere coepit atque ea minus seinihora efflcit... » Ou le texte est corrompu, ou l'auteur s'est mal exprimé, car, en moins d'uue demi-lieure. César put hien occuper plusieurs collines, mais non pas élever sur ctiacunes d'elles une tarris et des caslella. Il aurait pu, tout au plus, donner des ordres pour l'exécution de ces travaux. II est possible, du reste, que le mot turris désigne ici tes tours construites depuis longtemps sur ces collines {B. A., XX.WII, 4) et dont César aurait pris possession. Dans ce cas, il faudrait remplacer coepil par cepit (que donnent deux manuscrits) et admettre que facere [corriger /<ici7e??], peut-être aussi castellaque sont de mau\aises leçons.

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