‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 113 sur 357 · Veith, p · texte numérisé non relu

Veith, p

LES CAMPAGNES D'UZITTA ET D'AGGAR. 91

Labiéniis détache alors de sa ligne de cavalerie presque toute l'aile droite, avec laquelle il se porte en hâte au secoure des fuyards. Quand César le voit à une bonne distance du gros de ses troupes, il commande à l'aile gauche de sa propre cavalerie d'aller le coupera Dans la partie de Ja plaine où cette action se passe, il y a une très vaste ferme, munie de quatre tours-. Elle empêche Labiénus de remarquer la manœuvre des cavaliers césariens. Il ne s'en aperçoit que quand ces derniers, ayant contourné la ferme, tombent par derrière sur les siens. Cependant, du côté opposé, descendent du plateau les cavaliers espagnols qui ont poursuivi les Numides, après les avoir chassés de leur postée Epouvantés, les indigènes qui accompagnent Labiénus prennent la fuite et retournent au camp par le plus court chemin; les Gaulois et les Germains résistent bravement, mais ils sont cernés et massacrés. La panique gagne les légions de Scipion, qui se précipitent dans le camp par toutes les portes. De son côté, César fait sonner la retraite et rentrer ses cavaliers dans ses lignes^.

Le lendemain, il descendit dans la plaine avec toutes ses troupes, qu'il rangea en ordre de bataille. Comme les ennemis ne sortaient pas de leur camp, il s'en rapprocha, longeant d'abord le pied du plateau, puis marchant sur Uzitta, toujours^ dans le même ordre. Il arriva à moins de mille pas de la ville.

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