‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 114 sur 357 · B. A., XXXIX · texte numérisé non relu

B. A., XXXIX

2. Ibid., XL, 1. Tissot {Géogr., H, p. 738) a cru retrouver des vestiges de cette ferme, au pied du plateau, juste en face d'Uzitla (voir aussi Veith, p. 799-800). Ces ruines ont à peu près disparu; elles ne sont pas indiquées dans l'Atlas archéol. de la Tunisie. Je serais assez disposé à croire que la ferme mentionnée dans le Bellum Africum était un peu plus au Nord.

3. Notre auteur (XL, 3) dit que les cavaliers gaulois et germains de Labiénus furent « ex superiore loco et post tergum circumventi ». Les assaillants venus du plateau ne pouvaient être que les Espagnols qui avaient pris le poste numide (Stoffel, II, p. 125).

4. B. A., XL. Dans Dion Gassius (XLIIl, 4, 4). brève mention de la prise de la colline occupée par des ennemis et du combat de cavalerie. C'est probablement à ce combat que Strabou (XVII, 3, 12) fait allusion quand il dit que César vainquit Scipion près d'U/ilta.

Scipion ne pouvait la laisser prendre : on a vu ' qu'il en lirait son eau; il avait aussi en ce lieu des magasins d'armes et de vivres-. Il se décida donc à faire sortir toute son armée; il la répartit sur quatre lignes, dont la première était formée d'escadrons de cavalerie, alternant avec des éléphants munis de tours, et il marcha au secours d'Uzitta. Se servant de la ville pour couvrir son centre, il fit déborder largement ses ailes dans la plaine, en face de l'ennemi, et il attendit que (Jlésar l'attaquât -'. C'était là un plan habile, conçu peut-être par Labiénus : l'ennemi devrait à la fois tenter l'assaut d'Uzitta, — dont la garnison, un corps de Numides, recevrait par derrière autant de renforts qu'il serait nécessaire, — et combattre à droite et à gauche, au risque d'être cerné par une cavalerie très nombreuse et écrasé par les éléphants. César ne .voulut pas engager la bataille dans ces conditions défavorables. Dans l'espoir que Scipion finirait par se lasser de l'attendre et irait à'iui, il resta presque jusqu'au coucher du soleil au lieu où il s'était arrêté, à 1 500 mètres à peine d'Uzitta. Le soir, il dut ramener sur le plateau ses soldats qui, depuis le matin, étaient sous les armes et n'avaient pas pris de nourriture*.

L'otîeusive du dictateur et son premier succès eurent des échos bien au delà de la plaine d'Uzitta. A ces nouvelles, Considius, qui assiégeait Acholla^' et qui avait vu plusieurs fois ses ouvrages incendiés par l'ennemi, craignit sans doute, s'il s'attardait devant cette place, d'être coupé de ses communications avec l'armée de Scipion et la ville d'IIadrumèle, d'où il venait. Il détruisit ses provisions de blé, de vin, d'huile et le reste des vivres, et décampa hâtivement. S'il avait pris la route

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