‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 116 sur 357 · XLllI · texte numérisé non relu

XLllI

6. B. A., XLVllI. 1. Voir aussi Dion, l. c. (il place par erreur la venue de Juba à une date plus tardive, après la prise de la colline occupée par Labiénus et l'investissement d'Uzitta).

8. B. A., XL VIII, 2 : « Castris regiis seorsum positis..., haud ita longe ab Scipione consedit. » Mention de ce camp : ibid., LU, 3.

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qu'il ne dépendait de personne'. Dans son sot orgueil, il se plut à humilier les Romains et leur général : revendiquant pour lui seul le droit de porter un manteau de pourpre, insigne du commandement suprême^; donnant brutalement des ordres^ même à des sénateurs'.

Dans l'armée de César, on avait été informé de l'arrivée prochaine de Juba, et la nouvelle y avait causé une grande anxiété : tant on exagérait la puissance de ce barbare! Le dictateur, instruit de ces craintes, convoqua les troupes et leur adressa un bref discours, qui était bien dans sa manière : « Sachez que, dans très peu de jours, le roi viendra avec dix légions, 30000 cavaliers, 100 000 hommes armés à la légère, 300 éléphants. Que certains cessent donc de chercher et de conjecturer davantage, qu'ils m'en croient, moi qui suis bien informé! Autrement, je les mettrai sur le plus vieux de mes vaisseaux, qui, par n'importe quel vent, les entraînera vers n'importe quelle terre*. » César comptait avec raison sur un revirement des esprits, lorsque ses soldats verraient le camp de Juba et reconnaîtraient qu'il n'y avait pas là de quoi s'affoler ^

Dès le lendemain de la venue du roi, celui-ci et Scipion, mettant en ligne de combat toutes leurs troupes et soixante éléphants, s'avancèrent à quelque distance de leurs camps, puis, bientôt après, y rentrèrent ^ Démonstration^ qui était évidemment destinée à démoraliser l'ennemi. Mais elle n'eut pas cet effet.

En attendant une occasion propice pour la bataille qui serait décisive, César devait s'assurer une position très solide sur le

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